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09/09/2009

Verbatim de rentrée

Lilika me dit au téléphone qu'elle ne veut pas finir son diner

parce qu'elle aussi a encore du travail.

 

 

22:11 Publié dans Mots d'enfant | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : lilika

03/09/2009

Lire ou écrire, inutile de choisir

La rentrée des classes s'accompagne parfois d'une angoisse, pour l'enfant, de ne pas être à la hauteur. Heureusement, de plus en plus d'auteurs s'emploient à atténuer leurs craintes en dédramatisant la lecture ou l'écriture. Et même mieux : en suscitant l'envie de lire ou d'écrire.

 

Deux très bons ouvrages sortent à ce titre pour la rentrée. L'un classique, l'autre plus ludique, adaptés à deux tranches d'âge : les maternelles et les primaires.

 

Bien sûr, Lilika, qui rentre aujourd'hui en moyenne section de maternelle, s'est ruée sur le premier. Qu'elle adore. Et j'ai mis le second de côté pour plus tard.

 

Pour apprendre à aimer la lecture

Tu lis où.jpgTu lis où ? (éd. P'tit Glénat) de Géraldine Collet sur des illustrations de Magali Le Huche s'adresse aux plus petits, dès trois ans. Ils ne savent pas encore lire, comme Lilika, mais ils n'attendent que ça. Du coup, ils raffolent qu'on leur raconte des histoires. Dans ce cas, mieux vaut qu'elles soient toutes simples, comme ces récits en forme de comptine où « Lucie lit dans son lit » et « Lorette... aux toilettes » : l'enfant mémorise très vite le texte et se donne l'illusion de savoir lire avant l'âge.

 

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Pour apprendre à aimer l'écriture

A destination des plus grands - disons à partir de 7 ans -, J'aime les mots (éd. Hélium) est un « livre cahier pour écrire, découper et s'amuser », comme le présente son auteur Françoize Boucher. Un objet insolite qui invite à « collectionner les mots qui font briller les yeux » (comme feux d'artifice) ou à « découvrir l'incroyable secret de Superzérofauteman pour ne jamais rater une dictée » (je vous le dit, « il lit beaucoup »). Ce livre, sur papier recyclé, revêt un aspect un peu brouillon, mais c'est pour mieux charmer le lecteur à qui l'auteur a concédé qu'elle « sait écrire, mais dessine comme une grosse patate ».

Quand j'ai raconté ça à Lilika, et bien qu'elle n'ait encore aucune velleité d'écriture, ça l'a beaucoup fait rire.

 

 

01/08/2009

Porto de son enfance

 

P1050063 blog.jpgLe 11 décembre 1908 naissait Manoel de Oliveira. Soit 97 ans avant Lilika, à six jours près.

 

Le 13 juillet 2009, nous étions en famille à Porto. Une ville romanesque, sombre et chaleureuse, bordée d'un fleuve couleur bleu pétrole enjambé de ponts métalliques façon Tour Eiffel renversée. De part et d'autres du Douro, la ville et des chais, à perte de vue. Et un peu plus haut, dans un quartier résidentiel moderne, près d'un parc, l'appartement du cinéaste où il avait accepté de nous accorder une interview.

 

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Tandis qu'il nous avait pris à part dans son bureau pour nous parler du film qu'il s'apprête à tourner et du suivant sur lequel ce vaillant centenaire a déjà commencé à travailler, Lilika est restée une bonne heure dans le séjour de l'appartement pour voir, sur son petit lecteur de DVD portable, son film culte du moment : Madagascar 2. Nous lui avions bien précisé que ce n'était pas tout à fait l'endroit pour entonner "I like to move it move it" à tue tête. Mais elle n'a pu s'en empêcher. Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des deux femmes de la maison : Maria Isabel, l'épouse de Manoel de Oliveira depuis 1941, et leur fille Adelaide, qui s'occupe des costumes des films de son père. Quelques biscuits et un cahier de gommettes plus tard, elle étaient devenues de vraies copines, inséparables.

 

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En fin d'après midi, nous sommes redescendus de la vieille ville vers le fleuve. Sur les traces juvéniles du cinéaste, immortalisées dans Aniki Bobo (1942), son premier long-métrage, et plus récemment dans Porto de mon enfance (2002).

29/07/2009

La souris fait le petit rat

Michael Jackson et Pina Bausch le mois dernier, Merce Cunningham cette semaine. La danse a perdu en quelques jours trois de ses plus grands créateurs de gestes, trois artistes majeurs de la seconde partie du XXè siècle.

 

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C'est la fin d'une époque mais ces trois là peuvent reposer en paix. Des millions d'enfants par le monde, comme Lilika ici au monastère portugais d'Alcobaça, se chargent dès à présent d'assurer la relève. Sans avoir vu ni connu leurs illustres ainés. Mais avec la fraicheur des débutants. Et beaucoup de passion, d'exigence et d'humilité.

 

 

11/06/2009

Tel est pris...

Rappelez-moi, elle est de quelle origine, déjà Lilika ?

 

 

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Cyclope, comme son père !

 


 

 

03/05/2009

Identification d'une princesse

Lilika Blanche neige.JPGDepuis quelques jours, Lilika s'est prise de passion pour Blanche-neige. Normal : sa marraine (la fée, vous savez), qui est venue diner à la maison, lui a apporté un déguisement aux couleurs de la brune princesse : corsage bleu, jupe jaune...

 

Le mimétisme est tel que Lilika ne veut désormais plus s'habiller qu'en Blanche neige : ça va être bien demain à l'école... On se demande si c'est pareil pour sa copine Aurore, qu'on imagine fan de la Belle au bois dormant.

-Ben pourquoi ?, demande Lilika.

-Parce que la Belle au bois dormant, elle s'appelle en réalité Aurore, explique Papa.

-Ah bon, et La Belle et la bête ?

-Belle tout simplement...

-Et Cendrillon ?

-Cendrillon, c'est son vrai nom...

-Et la copine d'Aladdin ?

-Jasmine.

-Et Blanche neige, c'est Lilika !, s'exclame Lilika.

 

 

26/04/2009

Les jolis petits cochons de la famille Quichon

Encore un article écrit très récemment, une chronique de livres pour enfants fort recommandables à partir de trois ans (en plus l'auteure m'a dédicacé plein de petits cochons très craquants en première page, que Lilika aime beaucoup elle aussi)...

 

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Un sens aigu de l'observation, un trait de crayon très fin. Anaïs Vaugelade traduit avec simplicité les gestes et les comportements des enfants. Les siens sont des cochons. On ne s'en offusquera pas, au contraire !

 

 

Ses petits derniers s'appellent Babakar Quichon et c'est, à 8-9 ans, le cochon le plus rapide de la création : il court même plus vite que le son et la lumière, au risque de rester bloquer dans l'espace-temps !

 

 

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Comme toutes les petites filles de 2 ans, Cléo Quichon préfère jouer avec sa poussette vide plutôt que de laisser quiconque s'asseoir dedans.

 

Non, non, non, non, non...                      Pas question !

 

 

 

Lilika Quichon.JPG(C'est un aparté, mais cette Cléo-là, on dirait bien Lilika... pas plus tard qu'il y a quelques mois, ici en mai 2007 sur la Croisette, souvenez-vous...)

 

(Encore un aparté, mais il semblerait bien que Lilika préfère l'histoire de Babakar Quichon, pourtant plus virile et plus abstraite... Serait-ce un signe de maturité ?)

 

Pour conclure avec la famille Quichon, qui ne cesse de s'agrandir depuis 2004, sept tomes, qui mettent en avant l'un de ses membres à chaque fois, sont déjà parus à L'Ecole des loisirs.

 

 

 

14/04/2009

Le sieste des animaux

Un petit article paru aujourd'hui même dans 20 Minutes, qui recommande la lecture d'un livre amusant et efficace pour inciter un enfant à faire la sieste.

 

En tout cas, sur Lilika, ça marche d'enfer.

 

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sieste 2.JPGsieste 2.JPG"Si votre enfant réclame une histoire avant de s'endormir, vous tenez dans vos mains le livre idéal : A la sieste tout le monde !, signé Yuichi Kasano (L'Ecole des loisirs).

 

Cet auteur japonais, influencé par Beatrix Potter, raconte avec un habile coup de crayon l'histoire toute simple d'une grand-mère bien décidée à profiter d'un rayon de soleil pour faire la sieste. Malgré elle, et sans s'en apercevoir, elle partagera son futon avec tous les animaux de la maison.

 

Et ils sont nombreux : chat, chien, poule, chèvre, cochon... qui passent par là et se mettent à bâiller dès qu'ils aperçoivent les bienheureux qui dorment déjà. La contagion gagnera tous les membres de la maisonnée !"

 

Lilika, qui se prend au jeu en bâillant très fort à chaque page, n'y échappera pas. Son papa non plus.

 

 

 

09/04/2009

Ponyo, c'est vu et re-vu !

Ponyo photo.jpg

Et voilà, depuis le temps qu'on l'attendait... Lilika a déjà vu Ponyo deux fois. La première, dimanche dernier, avec son papa et Joseph, son amoureux de l'école -et ça tombait bien parce que le nouveau Miyazaki raconte justement une histoire d'amour enfantine...

 

Lilika&Joseph.JPGLa seconde fois, c'était hier, avec son papa (toujours là, celui-là) mais aussi sa maman.

A ce sujet, on recommande la séance de 17h30 dans l'immense salle du MK2 Bibliothèque. C'était en version originale japonaise évidemment... et là aussi ça tombait bien.

Car le mercredi 8 avril, date de sortie du film en France, est aussi le jour traditionnel de la rentrée des classes au Japon.

Ce fut donc le premier jour de Lilika à l'école japonaise de culture, à laquelle elle se rendra désormais tous les mercredi, afin de parfaire son bilinguisme...

 

Une journée de cours en japonais avec confection d'oeufs de Pâques, suivie d'une projection de Ponyo en VO, que rêver de mieux pour démarrer l'année ?

Et pour en savoir plus sur Ponyo, le film, on renverra sur l'article paru hier dans 20 Minutes.

 

 

09:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ponyo, sakana, lilika

22/03/2009

Ponyo, bientôt sur la falaise

Ghibli shop.JPGCinq mois que Lilika trépigne d'impatience pour avoir des nouvelles de Ponyo, l'héroïne du prochain dessin animé de Miyazaki qui va bientôt sortir en France.

 

Nous étions au Japon, fin octobre 2008, dans la Ghibli shop de Dogo Onsen, près de Matsuyama, quand notre oreille fut littéralement happée par la mélodie entrainante de la bande annonce d'un film qui cartonnait alors dans les salles nippones : Ponyo sur la falaise (Gake no Ue no Ponyo).

 

ponyo-image.jpgL’histoire rappelle celle de la petite sirène : Ponyo est une petite fille poisson (sakana no ko) qui désire devenir un être humain. Semble-t-il (car nous n'avons toujours pas vu le film). Afin de retrouver un petit garçon de 5 ans qui vit sur la terre ferme.

A vérifier en salles le 8 avril.

 

Tableaux.JPGEn attendant...

 

... Nous avons passé ce dimanche au vernissage presse de l'exposition Ponyo au Cinéaqua du Trocadéro, un endroit que Lilika commence à bien connaître avec ses poissons multicolores, ses requins, ses poissons rouges que l'on peut caresser (y a même un p'tit garçon qui a cru bon plonger une tête, quelle drôle d'idée)... et ses multiples activités, toutes dévolues, le temps d'une expo, au personnage de Ponyo.

 

Bref, jusqu'au 31 mai 2009, on y trouve :

 

-de nombreux documents originaux, esquisses ou dessins préparatoires, souvent fort beaux,

 

Effets spéciaux.JPG-un petit spectacle où il faut lever les bras en même temps qu'un comédien qui joue le papa de Ponyo,

 

-un bal des méduses, pour danser des rondes endiablées avec ses copines (notamment Mila, très forte pour ça),

 

-un atelier de costumes, pour coudre de petits rubans rouges et mieux ressembler à la Ponyo du film,

 

-un atelier d'effets spéciaux, pour s'incruster à l'écran avec Ponyo,

 

et se faire une séquence filmée avec la fausse Ponyo (de synthèse) et la vraie de chair et d'os (Margaux, plus ressemblante que jamais, comme on peut le voir ci-dessus),

 

-et un karaoke, où il vaut mieux, quand-même, avoir quelques notions de japonais... à moins d'avoir entendu mille fois la bande annonce du film.

 

Pour vous aider, voici les paroles en japonais... avec leur traduction approximative (en français), parce que c'est toujours plus facile d'apprendre ce que l'on comprend à peu près.

 

Karaoke.JPGPonyo Ponyo Ponyo sakana no ko  (Ponyo Ponyo Ponyo, tout petit poisson)
Aoi umi kara yatte kita  (Qui vient du bleu de l'océan)
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda  (Ponyo Ponyo Ponyo)
Manmaru onaka no onna no ko  (Poisson-fille toute ronde)

Peta-peta pyon-pyon  (Peta-peta pyon-pyon)
Asitte iina kakechao  (Comme ça doit être bien d'avoir des pieds, de courir avec)
Migi-migi-bun-bun  (M
igi-migi-bun-bun)
Otetewa iina tunaijao  (Comme ça doit être bien d'avoir des mains, d'en saisir d'autres avec)
Anoko to haneru to kokoro mo odoruyo  (Quand je saute avec elle, mon coeur tressaute)
Karaoke 2.JPGPaku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu  (
Paku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu)
Anoko ga daisuki  (Je l'aime tellement)

Makkakka no Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko (Ponyo Ponyo Ponyo, toute petite fille rouge)
Aoi umi kara yatte kita (Qui vient du bleu de l'océan)
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda (Ponyo Ponyo Ponyo)
Manmaru onaka no onna no ko (Poisson-fille toute ronde).

 

 


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16/03/2009

Cadets d'eau de mer

Culottée à défaut d'avoir été récompensée au palmarès du festival du cinéma asiatique de Deauville, la démarche du cinéaste japonais Masahide Ichii de filmer la naissance de son propre fils dans Naked of defenses, sa femme enceinte jouant l’un des rôles principaux.

 

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Toute la famille était présente à Deauville, y compris le petit Hayate qui restera comme le plus jeune acteur jamais invité sur les planches : il vient de souffler sa première bougie !

 

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Amusant de voir Lilika croiser le garnement lors d'un duel en poussette sur les planches.

 

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Le plus jeune acteur jamais invité à Deauville-Asie face à l'ex plus jeune spectatrice du festival... encore plus pitchoune que lui à l'époque puisque Lilika n'avait que quatre mois, en mars 2006, quand elle posait en photos dans les bras de la star japonaise Shinobu Terajima.

 

 

 

23/01/2009

Les folies du Trocadéro

P1010085.JPG- "Où est-ce qu'on va aujourd'hui, Papa ?"

- "A l'école. Et puis cet après-midi au spectacle."

- "Au spectacle ? Youpiii !"

Je ne sais pas d'où lui vient cette habitude de dire youpiii quand elle est contente, mais ça me plait.

Après l'école, donc, ou plutôt après la cantine, vers 13h30, j'amène Lilika au théâtre national de Chaillot. Et la voilà qui dévale le même grand escalier que celui que je découvrais en 1981. Un certain Antoine Vitez y signait sa première mise en scène en tant que directeur de ce haut lieu du théâtre national : Faust, de Goethe, un spectacle fulgurant, mais controversé, qui allait jouer un rôle décisif dans mon désir de me lancer un jour dans la critique théâtrale.

 

P1010060.JPGVingt-huit ans plus tard, Lilika, bien plus jeune que je ne l'étais à l'époque, dévale à son tour ce grand escalier pour assister à son premier spectacle... de danse !

 

Un air de Folies, chorégraphié par Béatrice Massin, la grande spécialiste française de la danse baroque. L'adaptation "jeune public" de sa pièce raconte comment la passion de la danse est venue au jeune Louis XIV. Une création métissée où elle réunit avec subtilité deux "saveurs" qu'il est rare d'associer : l'"air de cour" (du roi Soleil) et les "Folies d'Espagne".

 

P1010073.JPGAttentive au début. Et même fascinée par cette mise en scène de "la musique de Mamie", Lilika s'est montrée plus dissipée sur la fin. L'ennui peut-être. Ou l'envie -légitime- de bouger.

- "Si tu ne te calmes pas, on y va", ai-je menacé à voix basse.

- "D'accord, on y va", s'est-elle exclamée, faisant rire la moitié de la salle. "On va manger une compote !", a-t-elle enchaîné, faisant rire cette fois la salle entière. A la sortie, un jeune homme m'interpelle en rigolant :

- "La petite, c'est elle la star du spectacle ! Bravo M'sieur."

Il ne croyait pas si bien dire : une fois dehors...

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sur l'esplanade du Trocadéro, Lilika n'a pu s'empêcher d'enchaîner quelques pas de danse à son tour.

 

 

04/01/2009

Fugue en mode mineur

Lilika Olympia.jpgLilika a assisté à son premier concert... sans son père ! C'était ce dimanche 4 janvier à 14h. Le crooner pour enfants Henri Dès donnait le dernier de sa série hivernale de récitals à l'Olympia. Et je l'avoue, sur ce coup là, je me suis défilé : par ignorance, sans doute, mais aussi parce que ça m'arrangeait bien. Fallait bien revenir à la rédaction boucler le premier journal de la rentrée.

 

Et puis je pense que c'est bien, aussi, de partager des goûts... qu'on ne partage pas, justement. Les chansons du sieur Dès, toujours fringant à 68 ans, Lilika les connaît par coeur, pour les chanter chaque mercredi au centre de Loisirs. Je ne regrette pas de l'avoir laissée seule avec sa passion. Enfin seule, pas tout à fait, car sa mamie était là pour veiller au grain. Et l'empêcher d'envahir la scène.

 

 

 

18:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : henri dès, olympia, lilika

25/12/2008

Petit papa noël...

…………(¯`O´¯)
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' ' * • ♫♫♫*♥*♫♫♫• * ' '
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Cette année, comme on s'en doute, Lilika a encore reçu beaucoup de cadeau pour Noël.

Principalement des livres (parce que j'adore qu'elle m'en tende un, dès le matin au réveil : "s'il te plait Papa, tu peux raconter ?").

Mais également un très beau piano électronique rose, pour jouer de la musique comme une grande (hé oui, c'est elle qui le dit : "je suis grande maintenant !").

13:11 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, lilika

15/12/2008

Mia c'est Lilika

 

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Comme toutes les petites filles, Lilika l'affirme sans ambages : "Mia c'est moi"... Même si, comme toutes les petites spectatrices du film, elle s'est surtout focalisée sur le Migou. Et sur le petit garçon aussi : Aldrin, un rien timide et maladroit, mais tellement craquant...

 

P1090645.JPGPour ceux qui auraient raté le début de Mia et le Migou - ou qui ne l'auraient toujours pas vu, nul n'est parfait -, on rappelera que ce film relate les mésaventures d'une petite fille, en Amérique du sud, qui part à la recherche de son papa, victime d'un accident sur un chantier au coeur d'une forêt que l'homme n'a de cesse de détruire par appât du gain, le vilain.

C'est là qu'elle rencontrera, au péril de sa vie, ces ravissants monstres qui font si peur aux hommes, mais qui réconfortent les âmes pures : "les" Migous, qui sont sept, petits et grands alternativement, et plutôt mignons avec leurs faux airs de Totoros un rien candides...

 

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Le créateur de cette fable écologique et poétique d'un charme et d'une beauté à couper le souffle, c'est Jacques-Rémy Girerd. C'est lui qu'on voit sur la photo dévorer des petits fours en compagnie de Lilika, lors de l'avant première du film qui s'est tenue le dimanche 7 décembre à l'Elysée Biarritz. On pardonnera au papa des Migous sa soudaine fringale depuis six ans qu'il n'avait pas mangé pour réaliser son film.

 

 

22:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mia, migou, forêt, film, girerd, lilika

09/12/2008

"Némo, il a perdu son papa..."

ça commence mal : "Non, je ne veux pas aller dans la maison de Némo !" Heureusement, ce sont les "vieux" Mickey, Minnie, Donald et Dingo qui ouvrent le bal du nouveau spectacle de Disney sur la glace du Zénith, à Paris. "Et Pluto, il est où ?", demande Lilika. "Pas là !", dommage.

 

Place au spectacle, où je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport à ce que j'ai écrit dans 20Minutes (du 9 décembre).

 

P1090595.JPGLes adultes sont là pour regarder leurs enfants apprécier un show impressionnant à défaut d'être élégant. Et Lilika est probablement la plus frétillante des petites filles dès lors qu'il y a du rock'n'roll dans l'air.

 

Surtout, pour la première fois, elle peut goûter (et apprécier) le pop corn, comme une future fan de blockbuster US. Un vrai bon divertissement, ce "Monde de Némo" !P1090608.JPG

 

"La magie opère. Surtout au début du show, grâce à une utilisation judicieuse de la lumière noire". Il est vrai aussi que "les bambins ont beau connaître le dessin animé par cœur, ils se passionnent quand même pour la course folle d’un papa poisson clown qui part chercher son fiston à l’autre bout de l’océan". Et qu'importe si "les dialogues surlignent l’action au détriment de la poésie, si les pirouettes cafouillent un peu, si la tortue et la baleine ne sont que des éléments de décor"...

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Ça balance quand même. Et les costumes en peluche des patineurs, avec leurs couleurs flashy, rappellent qu’au final, "il n'y a que les applaudissements des enfants qui comptent !"

 

 

 

23/11/2008

Loup y es-tu ? Trembles-tu ?

Tex Avery n'était sans doute pas le seul à penser que les loups peuvent plaire aux petites filles. Pas seulement au Petit Chaperon rouge. Mais aussi à Lilika. Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, qui vient de se terminer, a choisi de décliner cette année le thème de la peur.

A raison, à voir l'excellence des livres qui abordent le sujet. « Les enfants éprouvent tous la peur un jour ou l'autre, et la littérature peut les aider à mettre des mots dessus, nous a confié Sylvie Vassallo, la directrice du salon. Elle a en plus le mérite de porter l'imaginaire des créateurs et de rencontrer celui des enfants. »

P1000541-2.jpgIl est donc de bon ton de frissonner en cette fin d'année et Lilika ne s'est pas faite prier. Elle aime bien ça. Enfin ça dépend. C'est quand-même mieux si le thème est détourné.

1-Tendrement dédramatisé comme dans Les Monstres, ça n'existe pas (Gründ).

2-Gentiment moqué comme dans l'excellent Loup (Le Rouergue), où l'on voit l'animal mettre son nez, ses yeux, ses dents et sa serviette... pour croquer sa carotte, mon enfant... Petite remarque : comme ce livre est très court, on tirera profit de chantonner, à chaque fois qu'on tourne une page, "Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas...". La lecture en sera d'autant plus délectable... Lilika adore : on chanté ça pendant un mois en allant à l'école le matin !

3-Irrésistiblement ridiculisé comme dans Comment ratatiner les loups (P'tit Glénat) : pour faire fuir ces carnassiers, il suffirait de "souffler dessus pour leur hérisser les poils" ou de leur "raconter de terrifiantes histoires d'enfants chasseurs". Et ça marche : il n'y a plus de loup sous le lit, "tout juste une vieille chaussette pourrie"...

Le meilleur pour la fin : La Nuit du visiteur (Benoît Jacques Books), récompensé du Baobab de l'album 2008. Un graphisme dépouillé, des couleurs qui tranchent, des images qui se libèrent parfois de la trame du récit, une écriture joliment mise en rimes avec des lettres qui grossissent dès que la tension monte. Et 112 pages mises au service du très court moment où le loup frappe à la porte de Mère-Grand.

Mais la vieille dame est dure d'oreille. Les quiproquos qui en découlent se révèlent à la fois fort agaçants pour le visiteur, mais très rigolos pour qui connaît ses classiques.

 

 

 

26/06/2008

No comment, Totoro

Les Trois singes, du cinéaste Nuri Bilge Ceylan ne sont pas encore sortis sur les écrans, mais les Totoro, ça oui, depuis longtemps...

Et Lilika vous le dira, ils sont bien trois !!!

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Trois, comme les singes de cette fable bouddhiste chinoise introduite au Japon à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568).

Ils s'appellent Kikazaru (le sourd), Iwazaru (le muet) et Mizaru (l'aveugle) et représentent le Santai (les trois vérités) :

"Je n'entends pas le mal", "Je ne dis pas le mal", "Je ne vois pas le mal". Trois conditions à respecter pour... échapper au mal, bien sûr !

C'est évidemment aussi le sujet du film turc, prix de la mise en scène à Cannes, qui voit une famille se disloquer à force de petits mensonges aux conséquences irréversibles.

 

23/06/2008

Lilika dans le métro

C'est dit, Lilika ne veut plus aller à la crèche en poussette, ni à pieds, ni même en bus, mais... en métro !!

932069048.JPGPeut-être faudrait-il surveiller davantage ses lectures  ? Raymond Queneau, auteur du génialissime -bien qu'un peu démodé- Zazie dans le métro  (1959) n'est pas à mettre entre toutes les mains, même adapté en BD par le très branché Clément Oubrerie. Extrait du début qui me met toujours en joie :

 

Zazie : Tonton, on prend le métro ?

Gabriel : Non.

Zazie : Comment ça, non ?

Gabriel : Bin non, aujourd'hui y a pas moyen, y a grève.  Le métro est endormi sous terre car les employés aux pinces perforantes ont cessé tout travail.

Zazie : Ah les salauds ! Me faire ça à moi !

Gabriel : Y a pas qu'à toi qu'ils font ça.

Zazie : Moi qui étais si contente et si heureuse et tout de m'en aller voiturer dans le métro.

 

875717229.JPGPar ailleurs, et sur le même sujet, nous sommes passés ce matin devant la future école maternelle de Lilika, qui s'est dit "chouette, c'est déjà la rentrée, c'est à l'école que je voudrais passer ma journée."

Je lui ai expliqué que non, ce n'était pas encore le moment, qu'elle avait encore quelques jours à passer à la crèche. Et là elle m'a rétorqué, comme dans Zazie, que de toutes façons, elle voulait aller à l'école. "Et jusqu'à soixante-cinq ans encore". Ah bon ? Et bien oui, parce qu'elle veut être... institutrice.

Pour quelle raison ? "Ben, pardi, pour faire chier les mômes, ceux qu'auront mon âge dans vingt ans, dans cent ans, toujours des gosses à emmerder..."

05/06/2008

Poésie au soleil couchant

Depuis plusieurs jours, quand je couche Lilika, le soir, après lui avoir lu un livre, elle me dit simplement "bonne nuit Papa" et mon coeur fond.

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Ce soir, c'était particulier : on a fêté ses deux ans et demi. Elle n'avait pas envie de dormir. Pas plus que de dire "bonne nuit Papa". Au moment où j'ai actionné l'interrupteur, elle s'est plutôt exclamée, stupéfaite : "Oh ! Elle est cassée, la lumière de la lune !"

 

A quel âge devient-on poète ?

29/04/2008

Rock'n'roll attitude

 

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No comment, la fille qui suçote tout ce que ses parents laissent trainer...

22:38 Publié dans Star | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lilika, star

11/04/2008

La beau caca d'Artaud


2003248527.2.JPGLilika apprend la "propreté", comme on dit. Ses poupées aussi.        

 Et c'est important, culturellement parlant, comme l'a très bien exprimé Antonin Artaud dans son texte de référence sur le sujet, Pour en finir avec le jugement de Dieu (1948).

Pour mémoire : " Là où ça sent la merde, ça sent l'être. L'homme aurait très bien pu ne pas chier, ne pas ouvrir la poche anale. Mais il a choisi de chier comme il aurait choisi de vivre, au lieu de consentir à vivre mort. C'est que pour ne pas faire caca, il lui aurait fallu consentir à ne pas être. Mais il n'a pas pu se résoudre à perdre l'être, c'est-à-dire à mourir vivant. Il y a dans l'être quelque chose de particulièrement tentant pour l'homme. Et ce quelque chose est justement... le caca ! "

19:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : lilika, caca, artaud, propreté

02/04/2008

Et un, et deux, et trois... petits poissons !

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"Dix petits poissons s'en vont en promenade. L'un d'aux s'arrête pour admirer une étoile de mer. Il en reste... Neuf petits poissons, etc." Et les doubles pages défilent au même rythme que les poissons (en relief) disparaissent : les uns après les autres.

 

 

Assurément Lilika doit beaucoup à ce très joli livre, de surcroit très agréable à raconter pour un adulte (et plus soignés que les deux autres de la même série éditée par Gründ, avec des canards et des grenouilles) : c'est lui, en effet, qui a permis à cette petite fille d'apprendre... non pas à lire, mais à compter. Du moins jusqu'à dix!

 

 

Voici l'article que j'ai rédigé moi-même à ce sujet dans l'édition de 20Minutes, datée du 1er avril.

 

 

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas une blague ! Même si Lilika, qui fête là sa première photo dans la presse, semble être aussi à son aise qu'un poisson dans l'eau !

23/03/2008

Pianissimo

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Et Mozart, a quel âge a-t-il commencé le piano ?

00:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mozart, piano, lilika

26/11/2007

Pas bête

Echange verbal entre Lilika et son père, ce mardi soir à table.

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 -Tu préfères quoi avant de te coucher, Lilika, voir un Mickey ou un film intelligent ?

-Non, pas intelligent... 

17/10/2007

Laa-laa

 

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Enfin quelques nouvelles fraiches de Lilika... qui va très tranquillement sur ses deux ans, mange toute seule, commence vraiment à parler, ne regarde pas directement la télé (on ne l'a pas à la maison), mais se passionne quand-même pour les images animées via les DVD : le lapin Miffy (en japonais), les Teletubbies (surtout Laa-Laa), et les vieux Mickey...

 

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Ce jour-là, nous étions invités aux Fouquet's pour rencontrer les vrais Teletubbies, qui avaient traversé la Manche exprès pour rencontrer un groupe de petits z'enfants, dont Lilika. Elle ne s'est pas bien rendu compte que ces énormes peluches de près de deux mètres de haut étaient les vrais personnages qu'elle admire tant à l'écran. En fait, elle préfère les peluches de la maison, certes moins grosses et peut-être un peu moins vraies, mais tellement plus à sa mesure...

 

 


01/08/2007

Quel cirque !!

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23:45 Publié dans Cirque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Lilika, cirque, Villette

Un ange repasse...

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23:40 Publié dans Cirque | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Lilika, cirque, Villette

26/05/2007

Cannes, 60è première

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Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle y a pris goût ! 

18/12/2006

Trois soirées

Retour en fanfare dans notre chère capitale. C'est l'hiver. Il ne neige pas, mais dehors il fait froid. Depuis dix jours, Lilika a un an. Et six dents, dont deux nouvelles depuis la veille. Cette petite fille-là s'apprête à courir un mini marathon mondain, ce vendredi 15 décembre, afin de fêter avec ses parents tout un tas d'évènements.

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En guise d'apéro, le vernissage de l'exposition "Artistes japonais, une vie à Paris". Lilika se souvient-elle de ce vieux peintre rencontré en juillet au château de Blois ? Kenji Yoshida, lui, la reconnait immédiatement. Elle a pourtant pas mal changé depuis six mois. Pas cet homme qui expose une de ses innombrables toiles baptisées "La Vie" en vitrine de la galerie Tsubaki. Située à proximité du Conservatoire des Arts et métiers, celle-ci accueille, jusqu'au 10 janvier, vingt-six peintres japonais ayant élu domicile à Paris.

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 Plus tard, le magazine Ovni reçoit ses journalistes, dont la maman de Lilika, pour sa fête de fin d'année.
Un sapin de Noël est dressé, avec à son pied plein de cadeaux pour les enfants. Et une table de victuailles nippones regorge de délicieux onigiri (des boulettes de riz farcies de saumon cuit).
 
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Lilika, qui adore ça, échappe à ma vigilance pour en attrapper un ou deux, et montre à toute l'assistance comme elle marche !... ou du moins parvient à esquisser quatre pas d'affilée sans tomber.
 
 
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Nous finissons la soirée comme il se doit, dans un bar du Marais, où Luc Burger (ici avec sa soeur Marie) fête le premier anniversaire des Paulo, cette famille dessinée dont nous avons plusieurs fois parlé.
Un an, c'est important. Ce n'est pas Lilika qui me contredira.
 
 

09:50 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Lilika, vernissage, Ovni, Paulo

20/10/2006

La famille s'agrandit

Mlle Lilika est toute heureuse de vous présenter... Mr Stéphane, son père !

Une image sur laquelle nous allons vous laisser quelques temps, les protagonistes en chair et en os de ce blog s'autorisant une petite escapade au pays du soleil levant... A l'heure où cette note paraîtra, nous serons déjà loin !

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Comme en juin où je vous avais fait découvrir le "portrait craché" de Lilika, le peintre Luc Burger a eu la délicatesse de m'offrir celui de son paternel, fraichement croqué, poursuivant ainsi l'extention des Paulo sur son site internet. Je rappelle que cette famille virtuelle peinte à l'aquarelle s'agrandit au fur et à mesure que les toiles trouvent -ou non- preneur, l'objectif étant de disperser dans un premier temps toute la descendance Paulo pour la réunir, quand chacun aura vécu sa vie, dans une galerie parisienne, vers 2010. N'hésitez pas à lui rendre visite d'ici là.

 

 

 

23:00 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : portrait, Paulo, Burger, Lilika

19/10/2006

Bloody Minnie

Emoi à Disneyland Paris où une vidéo tournée dans les coulisses d'un hôtel du Parc, puis diffusée sur le net, fait grand bruit. On y voit Dingo, Minnie et un bonhomme de neige (?), entourés de Mickey, Tic, Tac et le Capitaine Crochet, simuler une partie de jambes en l'air.

 

Je dis bien simuler, pour rire, comme le font les carabins dans les salles de garde entre autres crétineries. Mais on est loin du terrible attentat à la pudeur évoqué avec des cris d'orfraie par Disney père et mère aux Etats-Unis, et en France aussi, puisque les "acteurs" de la vidéo ont tous été licenciés. Et dire que certains enfants sur le net risquaient de découvrir que les toons pouvaient grivoisement s'amuser, pas de quoi pourtant écorner une image ou briser le rêve...

 

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En revanche, on ne parle pas assez des conditions de travail de certains toons dans les parcs d'attraction. Prenez cette pauvre Minnie et mettez-là aux prises avec, par exemple... Lilika.

 

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Regardez cette petite fille-là lui empoigner la truffe sans intention de la lui rendre. Et Mickey derrière qui ne dit rien ! On comprend mieux pourquoi Minnie a pu chercher du réconfort dans les bras de Dingo. 

 

Bref, tout ça pour dire que cette agitation n'est sans doute pas le fruit du hasard : actuellement chez Disney, on fête Halloween, avec ses citrouilles qui meurent de trouille...

 

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N'est-ce pas le moment de l'année où "on plaisante, on fait des bêtises, on ne sait pas quelle sera la prochaine surprise", et où aux "enfants beaucoup trop sages, on préfère ceux qui ont la rage", comme le chantent si bien les amis de Mr Jack dans son Etrange Noël ? Et ce film, au fait, qui l'a distribué ? Disney...

 

 

18/10/2006

Danse avec les loups de mer

C'est vrai que les tarifs affichés à l'entrée sont prohibitifs. Il n'en demeure pas moins que le nouvel aquarium du Trocadéro possède quelques arguments pour rendre sa visite inoubliable.


medium_requin.4.JPGPas seulement la taille de ses bassins, la variété de ses poissons, ses fausses méduses fluorescentes ou ses nombreux requins, même si cela compte évidemment. Non, il y a juste ici une ambiance à laquelle on ne s'attend pas, quelque chose de chaleureux et de propice au recueillement à la fois, comme une cathédrale que l'on visiterait pieds nus parce qu'on y aurait mis du chauffage et posé de la moquette.medium_medusee.3.JPG

 

Je dis ça parce que Lilika a passé une bonne partie de la visite à gambader gaiement à quatre pattes d'un aquarium à l'autre, se levant et esquissant quelques pas face aux vitres épaisses de l'océan pacifique ou de l'océan indien, ses petits cris de joie raisonnant dans un silence feutré, certes lié à l'absence d'affluence, mais... c'est quand-même plus dépaysant que d'apprendre à marcher en se tenant à la table basse du salon, non ?

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11/10/2006

Un goût de Paprika

medium_Perfect.Blue_affiche.2.jpgSatoshi Kon fait partie, avec ses compatriotes Hayao Miyazaki et Isao Takahata, des grands génies du cinéma d'animation japonaise, dont les films font la part belle à l'intelligence et à la sensibilité des spectateurs. Les siens s'adressent à un public un peu plus adulte et, à part peut-être le tout premier, Perfect Blue (1998), sont nettement moins connus que ceux de ses ainés.

 

Pour d'obscures questions de distribution, en effet, ses deux chefs-d'oeuvre, Millenium Actress (2001) et Tokyo Godfather (2003), ne sont jamais sortis dans les salles françaises. Mais on peut les voir en DVD. C'est déjà ça.

 

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Toujours est-il que ce prince -on peut même dire "samouraï", car il ne se plaint jamais- de l'anime était à Paris la semaine dernière pour présenter son nouveau film, Paprika, un thriller futuriste à l'imagerie délirante, plein de chausse-trappes et de fausses pistes, et dont la sortie est annoncée pour décembre.

 

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Lilika, qui n'avait pas de baby sitter ce jour-là, sa mère qui connaît bien le cinéaste et parle mieux le japonais que quiconque au journal, et moi-même, parce que ça fait partie de mon boulot que d'être simplement là, nous sommes retrouvés en famille à l'hôtel Bristol pour rencontrer Satoshi Kon, discuter, sympathiser avec ce type en effet très sympa.

 

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Et je connais une petite fille toute heureuse de s'être vue offrir un beau dessin à la fin de l'entretien.

On ne le lit pas forcément, mais il est dédicacé à son nom, ce portrait de Paprika - l'héroïne qui plonge dans les rêves des hommes pour les débarrasser de leurs cauchemars. Lilika pourrait bien ressembler à ça dans une vingtaine d'années. Voire même avant...

 

 

01:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cinéma, Kon, Paprika, anime, Lilika

27/09/2006

Nains de jardin à Bagatelle

Quelle belle arrière saison ! Et idéaux, ces derniers rayons de soleil pour visiter le Parc de Bagatelle, niché au coeur du Bois de Boulogne.

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A l'entrée, ce tout petit, mais très joli, château nous plonge en plein XVIIIè siècle, quand Marie-Antoinette défia le conte d'Artois, son beau frère, de remettre rapidement en état ce batiment qui tombait en ruines après avoir servi de pavillon libertin pendant le règne de Louis XV. L'endroit fut inauguré 74 jours plus tard par un jeune homme dont l'histoire ne dit pas précisément quelle fut sa récompense. En tout cas, le lieu garda longtemps sa galante réputation...

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Autre charme de Bagatelle : ses fleurs, les meilleurs jardiniers n'ayant cessé de s'y succéder. On y voit les plus belles roses qui soient, mais aussi des asters, sorte de bouquets de très petites fleurs qui éclatent de couleurs aux multiples nuances, surtout à cette époque de l'année, entre la mi-septembre à la mi-novembre.

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Enfin, ce parc possède quelques unes des plus belles pelouses de la capitale : on n'est pas pour rien dans un ancien domaine de la noblesse anglaise. De quoi gambader gaiement dans une herbe nettement moins fraiche qu'il n'y parait.

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L'été, il y a souvent des concerts de musique classique, et le reste de l'année des expositions thématique. Comme celle-ci, dont la fibre est plutôt écolo : "Si tu es grand, tu vivras en laissant de l'espace énergétique vital à autrui" s'échine à brandir un minuscule Kirikou devant une toute aussi petite Lilika, épuisée et endormie.

 

 

 

25/09/2006

Son oncle

A ceux qui penseraient qu'il n'y a que les princes et les princesses, les totoros, les petits mickeys et les grandes barbies dans la vie culturelle de Lilika, cet exemple en forme de démenti.

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Les sculptures et les céramiques de Pol Chambost (1906-1983) n'appartiennent en rien à l'univers pailleté usuellement réservé aux enfants. Et pourtant, après les avoir découvertes à la Galerie Thomas Fritsch, rue de Seine, Lilika (et son père) en aurait bien rapporter une à la maison.

 

Ces oeuvres, souvent colorées, ont marqué les années 50. Jacques Tati, par exemple, s'est servi du vase présenté sur l'étagère du haut pour décorer la villa ultra-moderne des parents du petit Gérard Arpel dans Mon Oncle (1957).

 

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"C'est un Dubrocq, ma chère !", s'exclame ainsi la soeur de Monsieur Hulot à la voisine très snob qu'elle ne parviendra pas à marier à son frère... Car Mon Oncle, celui du film comme celui de Lilika, et Pol Chambost lui-même, ne sont pas snobs du tout. D'ailleurs, tous habitent, ou habitaient, dans des quartiers populaires de l'est parisien.

09:25 Publié dans Design | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Chambost, Tati, Mon oncle, Lilika

23/09/2006

Un jour, son prince viendra

medium_lilika_et_steph_au_GP.3.JPGWalt Disney (1901-1966), génial inventeur de Mickey Mouse et précurseur en matière de cinéma d'animation, fut aussi un artiste sous influences. Lesquelles sont actuellement mises en avant dans une remarquable exposition que Lilika et moi sommes déjà allés visiter à deux reprises au Grand Palais : Il était (non pas) une fois (mais deux fois) Walt Disney...

 

Outre la présentation de planches et de cellulos originaux très rarement exhumés des coffres des studios Disney, l'expo met en avant les différentes sources d'inspiration du maître : les oeuvres d'écrivains et de conteurs, de peintres et d'illustrateurs, mais aussi, et surtout, de grands cinéastes : Murnau, Chaplin, Cukor...

 

Un exemple, parmi la douzaine de films supervisés par Disney de son vivant et présentés ici : Blanche neige (1937), le premier long-métrage d'animation de l'histoire du cinéma et film cher au coeur de Lilika (quand-même, une princesse brune, ça ne compte pas pour des prunes !).

 

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Les arbres cauchemardesques de la forêt du dessin animé adapté du conte des frères Grimm ressemblent beaucoup à ceux des gravures de Gustave Doré.

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 Et ce serait à Joan Crawford que l'on doit les traits de la cruelle Marâtre,

 

medium_20._Joan_Crawford.jpgdont la métamorphose en sorcière est allègrement pompée sur celle du Doctor Jekyll en Mister Hyde du film de Rouben Mamoulian (1931).

 

Il est amusant de penser que Disney avait d'abord pensé à la faire naître d'un croisement entre Lady Macbeth et le Grand méchant loup !

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De la même façon, les modèles pour Blanche neige seraient, prétend l'exposition, à rechercher du côté des femme-enfants stars de l'époque : la toute jeune Shirley Temple, ou Janet Gaynor, l'héroïne de L'Aurore de Murnau (1927).

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On veut bien, mais Lilika revendique aussi, une petite part d'influence posthume...

14/09/2006

Petits bonds en avant

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Quel beau parquet ils ont, à l'Opéra ! Jouer dessus est un délice... Surtout avec la peluche formidable qu'ils s'apprêtent à sortir, chez Mattel : un Tigrou qui bondit tout seul sur sa queue à la façon d'un marsupilami, dès lors qu'on lui serre la patte.

 

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Inutile de préciser que Lilika adore ce genre de jouet interactif, plus en rapport avec son âge qu'une poupée dansante...

 

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Dans l'assistance, certains se demandaient qui du tigre ou de la petite fille bondissait le mieux... Et d'autres si l'on était reparti avec le Tigrou sous le bras. La réponse est non : la déontologie est une règle de journalisme qui s'apprend dès le plus jeune âge.

13/09/2006

Princes et princesses

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L'Opéra de Paris recevait ce mercredi après-midi quelques princes et princesses triés sur le volet : on y présentait les jouets que Mattel a fabriqué cette année pour le Père Noël. En attendant de découvrir un tel trésor, nous avons pris quelques minutes pour poser devant cet édifice majestueux qu'est le Palais Garnier, créé, rappelons le, par Charles Garnier sous le Second empire...

 

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... puis dans le Grand escalier, superbe, dont les multiples balcons en marbre n'avaient d'autre fonction que de révéler, comme de nos jours à Cannes, quelles personnalités montaient les marches pour venir assister au spectacle.



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Enfin, Lilika a pu s'initier pour la première fois aux joies de la danse, discipline reine en ce lieu. Difficile pour l'heure d'oser un pronostic quant à une hypthétique vocation.

 


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Et ce n'est pas Elisabeth Platel, ancienne étoile devenue directrice de l'école de danse, qui éclairera notre lanterne : aucune petite fille n'entre à l'Opéra, dit-elle, avant l'âge de huit ans.

 

23:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Opéra, Garnier, danse, Platel, Lilika

21/07/2006

L'art sans crise de foi

Etait-elle esthétique ou divine, la foi qui poussa certains artistes, dans les années 50, sur les traces de Michel Ange ? Voilà, consécutivement à la visite d'édifices religieux par un père et sa fille, une façon de reposer la question des limites entre l'art et le sacré. Cinq siècles après la chapelle Sixtine, la passion a fait d'autres adeptes. Croyants ou athées ? Qu'importe ! Prenez Henri Matisse, qui accepta de venir en aide à une ancienne modèle devenue religieuse en concevant de A à Z la chapelle du Rosaire, à Vence dans les Alpes Maritimes, entre 1949 et 1951...

medium_lilika_cocteau1.2.JPGPeu de temps après, Jean Cocteau, qui venait d'acheter avec Jean Marais une maison à Milly la forêt, dans l'Essonne, fut touché par l'histoire d'un martyr du IVè siècle, Blaise, qui guérissait les malades par les plantes. Le poète décida de redonner vie à la chapelle dédiée depuis le Moyen-âge au saint homme. Cocteau mourut quatre ans après la fin des travaux, en 1963. Il est enterré depuis à l'intérieur même de l'édifice sous une pierre tombale qui porte l'inscription "Je reste avec vous".

Le poète avait un ami japonais, Léonard Foujita, peintre de l'école de Paris, qui eut, toujours à la même époque, une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Rémi de Reims. Il s'y fit baptiser et accepta, en 1964, de concevoir et de décorer la future chapelle qui portera son nom. Il décédera deux ans après son achèvement.

medium_lilika_foujita.3.JPGCe qui est émouvant, c'est qu'on peut visiter la maison de ce peintre, à Villiers le Bâcle, dans l'Essonne, où son épouse Kimyo a laissé son atelier comme s'il l'avait quitté la veille, avec son tablier au dos d'un siège, ses tubes de gouaches ouverts et ses pinceaux dans des gobelets. On y découvre sur un des murs, grandeur nature, l'esquisse de la fresque peinte dans la chapelle rémoise. Une exposition temporaire montre par ailleurs à quel point Cocteau admirait Foujita, qui lui avait fait découvrir quelques splendeurs japonaises.

 
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