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23/01/2009

Les folies du Trocadéro

P1010085.JPG- "Où est-ce qu'on va aujourd'hui, Papa ?"

- "A l'école. Et puis cet après-midi au spectacle."

- "Au spectacle ? Youpiii !"

Je ne sais pas d'où lui vient cette habitude de dire youpiii quand elle est contente, mais ça me plait.

Après l'école, donc, ou plutôt après la cantine, vers 13h30, j'amène Lilika au théâtre national de Chaillot. Et la voilà qui dévale le même grand escalier que celui que je découvrais en 1981. Un certain Antoine Vitez y signait sa première mise en scène en tant que directeur de ce haut lieu du théâtre national : Faust, de Goethe, un spectacle fulgurant, mais controversé, qui allait jouer un rôle décisif dans mon désir de me lancer un jour dans la critique théâtrale.

 

P1010060.JPGVingt-huit ans plus tard, Lilika, bien plus jeune que je ne l'étais à l'époque, dévale à son tour ce grand escalier pour assister à son premier spectacle... de danse !

 

Un air de Folies, chorégraphié par Béatrice Massin, la grande spécialiste française de la danse baroque. L'adaptation "jeune public" de sa pièce raconte comment la passion de la danse est venue au jeune Louis XIV. Une création métissée où elle réunit avec subtilité deux "saveurs" qu'il est rare d'associer : l'"air de cour" (du roi Soleil) et les "Folies d'Espagne".

 

P1010073.JPGAttentive au début. Et même fascinée par cette mise en scène de "la musique de Mamie", Lilika s'est montrée plus dissipée sur la fin. L'ennui peut-être. Ou l'envie -légitime- de bouger.

- "Si tu ne te calmes pas, on y va", ai-je menacé à voix basse.

- "D'accord, on y va", s'est-elle exclamée, faisant rire la moitié de la salle. "On va manger une compote !", a-t-elle enchaîné, faisant rire cette fois la salle entière. A la sortie, un jeune homme m'interpelle en rigolant :

- "La petite, c'est elle la star du spectacle ! Bravo M'sieur."

Il ne croyait pas si bien dire : une fois dehors...

P1010100.JPG

sur l'esplanade du Trocadéro, Lilika n'a pu s'empêcher d'enchaîner quelques pas de danse à son tour.

 

 

04/01/2009

Fugue en mode mineur

Lilika Olympia.jpgLilika a assisté à son premier concert... sans son père ! C'était ce dimanche 4 janvier à 14h. Le crooner pour enfants Henri Dès donnait le dernier de sa série hivernale de récitals à l'Olympia. Et je l'avoue, sur ce coup là, je me suis défilé : par ignorance, sans doute, mais aussi parce que ça m'arrangeait bien. Fallait bien revenir à la rédaction boucler le premier journal de la rentrée.

 

Et puis je pense que c'est bien, aussi, de partager des goûts... qu'on ne partage pas, justement. Les chansons du sieur Dès, toujours fringant à 68 ans, Lilika les connaît par coeur, pour les chanter chaque mercredi au centre de Loisirs. Je ne regrette pas de l'avoir laissée seule avec sa passion. Enfin seule, pas tout à fait, car sa mamie était là pour veiller au grain. Et l'empêcher d'envahir la scène.

 

 

 

18:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : henri dès, olympia, lilika

02/01/2009

Un kimono de soie rose (souvenir du Japon pour un début d'année tout en beauté... Akemash'té omedeto gozaiimass' !)

IMG_0439.jpgShichi-Go-San : 七五三 en japonais, c'est à dire "Sept-Cinq-Trois". Trois mots pour un rite de passage destiné aux fillettes de trois et sept ans, ainsi qu'aux petits garçons de cinq ans.

 

Selon la numérologie japonaise, ces trois chiffres impairs portent bonheur. Au contraire du 4, notamment, qui peut se lire "yon" ou "shi". Ce dernier terme signifiant très explicitement "la mort".

 

Cela expliquerait le choix de ces trois âges pour organiser une sorte de fête cérémoniale pour ces enfants

 

dans les temples shinto du Japon, chaque samedi du mois de novembre.

 

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Les petites filles viennent là habillées de leur plus beau kimono. Celui que Lilika a choisi, elle même ("rose, je veux le rose"), nous l'avons loué pour l'occasion afin de profiter des services de deux habilleuses et d'une coiffeuse. Deux noeuds dans les cheveux en plus de celui qu'elle porte dans le dos du kimono, un sac à main, un petit peigne accroché à sa ceinture...

 

 

IMG_0476.jpgTout est soigné, dans les moindres détails. Jusqu'aux geta, ces petits souliers traditionnels qui rappellent les tongs et que l'on ne peut porter qu'avec des chaussettes blanches à deux doigts (comme des mouffles de pieds).

 

 

Et maintenant, keskonfé ? Ni longue prière, ni procession au programme. Ni même de musique. Chaque famille est conviée, par petits groupes, à tour de rôle, à suivre une cérémonie d'un quart d'heure au cours de laquelle un moine entonne une brève bénédiction. Et ça se termine par la remise de friandises (un long sucre d'orge, en signe de longévité), et d'un petit cadeau. Lilika a choisi des tampons-encreurs à l'effigie d'Anpan man, le petit super-héros à la mie de pain des dessins animés pour enfants japonais.

 

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D'après Wikipedia, la tradition du Shichi-Go-San aurait débuté au Japon durant la période Heian (794-1185), les nobles de la Cour impériale souhaitant célébrer le passage de leur progeniture de la petite à la grande enfance. Ce n'est donc pas un hasard, mais plutôt un symbole, si Lilika a célébré son Shichi-Go-San le samedi 8 novembre 2008 à Heian Jingu, l'un des plus célèbres temples shinto de Kyoto, la vieille cité impériale. C'est aussi un hommage à sa maman qui célébra le sien ici même, voilà une trentaine d'années. Ce qui lui a plutôt bien réussi...

 

 

Shichi-Go-San sous une petite pluie fine, c'est encore plus romantique. Le monsieur, de dos, c'est le papy japonais de Lilika.

 

 

Special thanks to Arye, my American cousin, for his amazing photos.


 

 

 
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