09.09.2009
Verbatim de rentrée
Lilika me dit au téléphone qu'elle ne veut pas finir son diner
parce qu'elle aussi a encore du travail.
22:11 Publié dans Mots d'enfant | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lilika
03.09.2009
Lire ou écrire, inutile de choisir
La rentrée des classes s'accompagne parfois d'une angoisse, pour l'enfant, de ne pas être à la hauteur. Heureusement, de plus en plus d'auteurs s'emploient à atténuer leurs craintes en dédramatisant la lecture ou l'écriture. Et même mieux : en suscitant l'envie de lire ou d'écrire.
Deux très bons ouvrages sortent à ce titre pour la rentrée. L'un classique, l'autre plus ludique, adaptés à deux tranches d'âge : les maternelles et les primaires.
Bien sûr, Lilika, qui rentre aujourd'hui en moyenne section de maternelle, s'est ruée sur le premier. Qu'elle adore. Et j'ai mis le second de côté pour plus tard.
Pour apprendre à aimer la lecture
Tu lis où ? (éd. P'tit Glénat) de Géraldine Collet sur des illustrations de Magali Le Huche s'adresse aux plus petits, dès trois ans. Ils ne savent pas encore lire, comme Lilika, mais ils n'attendent que ça. Du coup, ils raffolent qu'on leur raconte des histoires. Dans ce cas, mieux vaut qu'elles soient toutes simples, comme ces récits en forme de comptine où « Lucie lit dans son lit » et « Lorette... aux toilettes » : l'enfant mémorise très vite le texte et se donne l'illusion de savoir lire avant l'âge.

Pour apprendre à aimer l'écriture
A destination des plus grands - disons à partir de 7 ans -, J'aime les mots (éd. Hélium) est un « livre cahier pour écrire, découper et s'amuser », comme le présente son auteur Françoize Boucher. Un objet insolite qui invite à « collectionner les mots qui font briller les yeux » (comme feux d'artifice) ou à « découvrir l'incroyable secret de Superzérofauteman pour ne jamais rater une dictée » (je vous le dit, « il lit beaucoup »). Ce livre, sur papier recyclé, revêt un aspect un peu brouillon, mais c'est pour mieux charmer le lecteur à qui l'auteur a concédé qu'elle « sait écrire, mais dessine comme une grosse patate ».
Quand j'ai raconté ça à Lilika, et bien qu'elle n'ait encore aucune velleité d'écriture, ça l'a beaucoup fait rire.
22:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lire, écrire, lecture, écriture, lilika, géraldine collet, françoize boucher
01.08.2009
Porto de son enfance
Le 11 décembre 1908 naissait Manoel de Oliveira. Soit 97 ans avant Lilika, à six jours près.
Le 13 juillet 2009, nous étions en famille à Porto. Une ville romanesque, sombre et chaleureuse, bordée d'un fleuve couleur bleu pétrole enjambé de ponts métalliques façon Tour Eiffel renversée. De part et d'autres du Douro, la ville et des chais, à perte de vue. Et un peu plus haut, dans un quartier résidentiel moderne, près d'un parc, l'appartement du cinéaste où il avait accepté de nous accorder une interview.
Tandis qu'il nous avait pris à part dans son bureau pour nous parler du film qu'il s'apprête à tourner et du suivant sur lequel ce vaillant centenaire a déjà commencé à travailler, Lilika est restée une bonne heure dans le séjour de l'appartement pour voir, sur son petit lecteur de DVD portable, son film culte du moment : Madagascar 2. Nous lui avions bien précisé que ce n'était pas tout à fait l'endroit pour entonner "I like to move it move it" à tue tête. Mais elle n'a pu s'en empêcher. Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des deux femmes de la maison : Maria Isabel, l'épouse de Manoel de Oliveira depuis 1941, et leur fille Adelaide, qui s'occupe des costumes des films de son père. Quelques biscuits et un cahier de gommettes plus tard, elle étaient devenues de vraies copines, inséparables.
En fin d'après midi, nous sommes redescendus de la vieille ville vers le fleuve. Sur les traces juvéniles du cinéaste, immortalisées dans Aniki Bobo (1942), son premier long-métrage, et plus récemment dans Porto de mon enfance (2002).
14:27 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : manoel de oliveira, porto, lilika
29.07.2009
La souris fait le petit rat
Michael Jackson et Pina Bausch le mois dernier, Merce Cunningham cette semaine. La danse a perdu en quelques jours trois de ses plus grands créateurs de gestes, trois artistes majeurs de la seconde partie du XXè siècle.
C'est la fin d'une époque mais ces trois là peuvent reposer en paix. Des millions d'enfants par le monde, comme Lilika ici au monastère portugais d'Alcobaça, se chargent dès à présent d'assurer la relève. Sans avoir vu ni connu leurs illustres ainés. Mais avec la fraicheur des débutants. Et beaucoup de passion, d'exigence et d'humilité.
02:37 Publié dans Danse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : danse, lilika, alcobaça, pina bausch, mickael jackson, merce cunningham
11.06.2009
Tel est pris...
Rappelez-moi, elle est de quelle origine, déjà Lilika ?
Cyclope, comme son père !
00:46 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : photo, saint-germain-en-laye, lilika
09.06.2009
Lilika Cracra
" Tiens, fourmi, c'est pour toi ! ", clame-t-elle à l'insecte qu'elle recouvre d'un sirop de sucre.
Elle, c'est Mimi Cracra, petite fille espiègle qui mérite le titre convoité de reine de la bêtise - comme beaucoup d'enfants de son âge, sans doute, dès lors qu'ils échappent à la surveillance de leurs parents.
Pour Lilika, Mimi Cracra a évidemment été rebaptisée Lilika Cracra tant cette petite brunette au charme rétro inventée par Agnès Rosenstiehl en 1986 pour Pomme d'Api, lui ressemble.
Mais tous les 3-4 ans se reconnaîtront dans ces 100 Aventures de Mimi Cracra qui viennent de paraître aux éditions du Seuil Jeunesse.
Le texte, constitué des monologues de Mimi Cracra, est très facile à suivre : à raison de quatre images par pages, et deux pages par histoires, Lilika saute de case en case au fil de mon récit. Et s'initie ainsi à la lecture de la bande dessinée.
12:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.05.2009
Identification d'une princesse
Depuis quelques jours, Lilika s'est prise de passion pour Blanche-neige. Normal : sa marraine (la fée, vous savez), qui est venue diner à la maison, lui a apporté un déguisement aux couleurs de la brune princesse : corsage bleu, jupe jaune...
Le mimétisme est tel que Lilika ne veut désormais plus s'habiller qu'en Blanche neige : ça va être bien demain à l'école... On se demande si c'est pareil pour sa copine Aurore, qu'on imagine fan de la Belle au bois dormant.
-Ben pourquoi ?, demande Lilika.
-Parce que la Belle au bois dormant, elle s'appelle en réalité Aurore, explique Papa.
-Ah bon, et La Belle et la bête ?
-Belle tout simplement...
-Et Cendrillon ?
-Cendrillon, c'est son vrai nom...
-Et la copine d'Aladdin ?
-Jasmine.
-Et Blanche neige, c'est Lilika !, s'exclame Lilika.
11:04 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lilika, blanche-neige, aurore
26.04.2009
Les jolis petits cochons de la famille Quichon
Encore un article écrit très récemment, une chronique de livres pour enfants fort recommandables à partir de trois ans (en plus l'auteure m'a dédicacé plein de petits cochons très craquants en première page, que Lilika aime beaucoup elle aussi)...
Un sens aigu de l'observation, un trait de crayon très fin. Anaïs Vaugelade traduit avec simplicité les gestes et les comportements des enfants. Les siens sont des cochons. On ne s'en offusquera pas, au contraire !
Ses petits derniers s'appellent Babakar Quichon et c'est, à 8-9 ans, le cochon le plus rapide de la création : il court même plus vite que le son et la lumière, au risque de rester bloquer dans l'espace-temps !
Comme toutes les petites filles de 2 ans, Cléo Quichon préfère jouer avec sa poussette vide plutôt que de laisser quiconque s'asseoir dedans.
Non, non, non, non, non... Pas question !
(C'est un aparté, mais cette Cléo-là, on dirait bien Lilika... pas plus tard qu'il y a quelques mois, ici en mai 2007 sur la Croisette, souvenez-vous...)
(Encore un aparté, mais il semblerait bien que Lilika préfère l'histoire de Babakar Quichon, pourtant plus virile et plus abstraite... Serait-ce un signe de maturité ?)
Pour conclure avec la famille Quichon, qui ne cesse de s'agrandir depuis 2004, sept tomes, qui mettent en avant l'un de ses membres à chaque fois, sont déjà parus à L'Ecole des loisirs.
22:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lilika, cochons, quichon, anaïs vaugelade, l'école des loisirs
14.04.2009
Le sieste des animaux
Un petit article paru aujourd'hui même dans 20 Minutes, qui recommande la lecture d'un livre amusant et efficace pour inciter un enfant à faire la sieste.
En tout cas, sur Lilika, ça marche d'enfer.
"Si votre enfant réclame une histoire avant de s'endormir, vous tenez dans vos mains le livre idéal : A la sieste tout le monde !, signé Yuichi Kasano (L'Ecole des loisirs).
Cet auteur japonais, influencé par Beatrix Potter, raconte avec un habile coup de crayon l'histoire toute simple d'une grand-mère bien décidée à profiter d'un rayon de soleil pour faire la sieste. Malgré elle, et sans s'en apercevoir, elle partagera son futon avec tous les animaux de la maison.
Et ils sont nombreux : chat, chien, poule, chèvre, cochon... qui passent par là et se mettent à bâiller dès qu'ils aperçoivent les bienheureux qui dorment déjà. La contagion gagnera tous les membres de la maisonnée !"
Lilika, qui se prend au jeu en bâillant très fort à chaque page, n'y échappera pas. Son papa non plus.
09:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lilika, livre, sieste, kasano, l'école des loisirs
09.04.2009
Ponyo, c'est vu et re-vu !

Et voilà, depuis le temps qu'on l'attendait... Lilika a déjà vu Ponyo deux fois. La première, dimanche dernier, avec son papa et Joseph, son amoureux de l'école -et ça tombait bien parce que le nouveau Miyazaki raconte justement une histoire d'amour enfantine...
La seconde fois, c'était hier, avec son papa (toujours là, celui-là) mais aussi sa maman.
A ce sujet, on recommande la séance de 17h30 dans l'immense salle du MK2 Bibliothèque. C'était en version originale japonaise évidemment... et là aussi ça tombait bien.
Car le mercredi 8 avril, date de sortie du film en France, est aussi le jour traditionnel de la rentrée des classes au Japon.
Ce fut donc le premier jour de Lilika à l'école japonaise de culture, à laquelle elle se rendra désormais tous les mercredi, afin de parfaire son bilinguisme...
Une journée de cours en japonais avec confection d'oeufs de Pâques, suivie d'une projection de Ponyo en VO, que rêver de mieux pour démarrer l'année ?
Et pour en savoir plus sur Ponyo, le film, on renverra sur l'article paru hier dans 20 Minutes.
09:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ponyo, sakana, lilika
22.03.2009
Ponyo, bientôt sur la falaise
Cinq mois que Lilika trépigne d'impatience pour avoir des nouvelles de Ponyo, l'héroïne du prochain dessin animé de Miyazaki qui va bientôt sortir en France.
Nous étions au Japon, fin octobre 2008, dans la Ghibli shop de Dogo Onsen, près de Matsuyama, quand notre oreille fut littéralement happée par la mélodie entrainante de la bande annonce d'un film qui cartonnait alors dans les salles nippones : Ponyo sur la falaise (Gake no Ue no Ponyo).
L’histoire rappelle celle de la petite sirène : Ponyo est une petite fille poisson (sakana no ko) qui désire devenir un être humain. Semble-t-il (car nous n'avons toujours pas vu le film). Afin de retrouver un petit garçon de 5 ans qui vit sur la terre ferme.
A vérifier en salles le 8 avril.
En attendant...
... Nous avons passé ce dimanche au vernissage presse de l'exposition Ponyo au Cinéaqua du Trocadéro, un endroit que Lilika commence à bien connaître avec ses poissons multicolores, ses requins, ses poissons rouges que l'on peut caresser (y a même un p'tit garçon qui a cru bon plonger une tête, quelle drôle d'idée)... et ses multiples activités, toutes dévolues, le temps d'une expo, au personnage de Ponyo.
Bref, jusqu'au 31 mai 2009, on y trouve :
-de nombreux documents originaux, esquisses ou dessins préparatoires, souvent fort beaux,
-un petit spectacle où il faut lever les bras en même temps qu'un comédien qui joue le papa de Ponyo,
-un bal des méduses, pour danser des rondes endiablées avec ses copines (notamment Mila, très forte pour ça),
-un atelier de costumes, pour coudre de petits rubans rouges et mieux ressembler à la Ponyo du film,
-un atelier d'effets spéciaux, pour s'incruster à l'écran avec Ponyo,
et se faire une séquence filmée avec la fausse Ponyo (de synthèse) et la vraie de chair et d'os (Margaux, plus ressemblante que jamais, comme on peut le voir ci-dessus),
-et un karaoke, où il vaut mieux, quand-même, avoir quelques notions de japonais... à moins d'avoir entendu mille fois la bande annonce du film.
Pour vous aider, voici les paroles en japonais... avec leur traduction approximative (en français), parce que c'est toujours plus facile d'apprendre ce que l'on comprend à peu près.
Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko (Ponyo Ponyo Ponyo, tout petit poisson)
Aoi umi kara yatte kita (Qui vient du bleu de l'océan)
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda (Ponyo Ponyo Ponyo)
Manmaru onaka no onna no ko (Poisson-fille toute ronde)
Peta-peta pyon-pyon (Peta-peta pyon-pyon)
Asitte iina kakechao (Comme ça doit être bien d'avoir des pieds, de courir avec)
Migi-migi-bun-bun (Migi-migi-bun-bun)
Otetewa iina tunaijao (Comme ça doit être bien d'avoir des mains, d'en saisir d'autres avec)
Anoko to haneru to kokoro mo odoruyo (Quand je saute avec elle, mon coeur tressaute)
Paku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu (Paku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu)
Anoko ga daisuki (Je l'aime tellement)
Makkakka no Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko (Ponyo Ponyo Ponyo, toute petite fille rouge)
Aoi umi kara yatte kita (Qui vient du bleu de l'océan)
Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda (Ponyo Ponyo Ponyo)
Manmaru onaka no onna no ko (Poisson-fille toute ronde).
23:57 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lilika, ponyo, miyazaki, karaoké, effets spéciaux, chanson, bande annonce, version française
16.03.2009
Cadets d'eau de mer
Culottée à défaut d'avoir été récompensée au palmarès du festival du cinéma asiatique de Deauville, la démarche du cinéaste japonais Masahide Ichii de filmer la naissance de son propre fils dans Naked of defenses, sa femme enceinte jouant l’un des rôles principaux.
Toute la famille était présente à Deauville, y compris le petit Hayate qui restera comme le plus jeune acteur jamais invité sur les planches : il vient de souffler sa première bougie !

Amusant de voir Lilika croiser le garnement lors d'un duel en poussette sur les planches.

Le plus jeune acteur jamais invité à Deauville-Asie face à l'ex plus jeune spectatrice du festival... encore plus pitchoune que lui à l'époque puisque Lilika n'avait que quatre mois, en mars 2006, quand elle posait en photos dans les bras de la star japonaise Shinobu Terajima.
01:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival, deauville, asie, masahide ichii, naked of defenses, lilika
23.01.2009
Les folies du Trocadéro
- "Où est-ce qu'on va aujourd'hui, Papa ?"
- "A l'école. Et puis cet après-midi au spectacle."
- "Au spectacle ? Youpiii !"
Je ne sais pas d'où lui vient cette habitude de dire youpiii quand elle est contente, mais ça me plait.
Après l'école, donc, ou plutôt après la cantine, vers 13h30, j'amène Lilika au théâtre national de Chaillot. Et la voilà qui dévale le même grand escalier que celui que je découvrais en 1981. Un certain Antoine Vitez y signait sa première mise en scène en tant que directeur de ce haut lieu du théâtre national : Faust, de Goethe, un spectacle fulgurant, mais controversé, qui allait jouer un rôle décisif dans mon désir de me lancer un jour dans la critique théâtrale.
Vingt-huit ans plus tard, Lilika, bien plus jeune que je ne l'étais à l'époque, dévale à son tour ce grand escalier pour assister à son premier spectacle... de danse !
Un air de Folies, chorégraphié par Béatrice Massin, la grande spécialiste française de la danse baroque. L'adaptation "jeune public" de sa pièce raconte comment la passion de la danse est venue au jeune Louis XIV. Une création métissée où elle réunit avec subtilité deux "saveurs" qu'il est rare d'associer : l'"air de cour" (du roi Soleil) et les "Folies d'Espagne".
Attentive au début. Et même fascinée par cette mise en scène de "la musique de Mamie", Lilika s'est montrée plus dissipée sur la fin. L'ennui peut-être. Ou l'envie -légitime- de bouger.
- "Si tu ne te calmes pas, on y va", ai-je menacé à voix basse.
- "D'accord, on y va", s'est-elle exclamée, faisant rire la moitié de la salle. "On va manger une compote !", a-t-elle enchaîné, faisant rire cette fois la salle entière. A la sortie, un jeune homme m'interpelle en rigolant :
- "La petite, c'est elle la star du spectacle ! Bravo M'sieur."
Il ne croyait pas si bien dire : une fois dehors...
sur l'esplanade du Trocadéro, Lilika n'a pu s'empêcher d'enchaîner quelques pas de danse à son tour.
09:54 Publié dans Danse | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : danse, trocadéro, chaillot, lilika, béatrice massin, un air de folies
04.01.2009
Fugue en mode mineur
Lilika a assisté à son premier concert... sans son père ! C'était ce dimanche 4 janvier à 14h. Le crooner pour enfants Henri Dès donnait le dernier de sa série hivernale de récitals à l'Olympia. Et je l'avoue, sur ce coup là, je me suis défilé : par ignorance, sans doute, mais aussi parce que ça m'arrangeait bien. Fallait bien revenir à la rédaction boucler le premier journal de la rentrée.
Et puis je pense que c'est bien, aussi, de partager des goûts... qu'on ne partage pas, justement. Les chansons du sieur Dès, toujours fringant à 68 ans, Lilika les connaît par coeur, pour les chanter chaque mercredi au centre de Loisirs. Je ne regrette pas de l'avoir laissée seule avec sa passion. Enfin seule, pas tout à fait, car sa mamie était là pour veiller au grain. Et l'empêcher d'envahir la scène.
18:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : henri dès, olympia, lilika
02.01.2009
Un kimono de soie rose (souvenir du Japon pour un début d'année tout en beauté... Akemash'té omedeto gozaiimass' !)
Shichi-Go-San : 七五三 en japonais, c'est à dire "Sept-Cinq-Trois". Trois mots pour un rite de passage destiné aux fillettes de trois et sept ans, ainsi qu'aux petits garçons de cinq ans.
Selon la numérologie japonaise, ces trois chiffres impairs portent bonheur. Au contraire du 4, notamment, qui peut se lire "yon" ou "shi". Ce dernier terme signifiant très explicitement "la mort".
Cela expliquerait le choix de ces trois âges pour organiser une sorte de fête cérémoniale pour ces enfants
dans les temples shinto du Japon, chaque samedi du mois de novembre.

Les petites filles viennent là habillées de leur plus beau kimono. Celui que Lilika a choisi, elle même ("rose, je veux le rose"), nous l'avons loué pour l'occasion afin de profiter des services de deux habilleuses et d'une coiffeuse. Deux noeuds dans les cheveux en plus de celui qu'elle porte dans le dos du kimono, un sac à main, un petit peigne accroché à sa ceinture...
Tout est soigné, dans les moindres détails. Jusqu'aux geta, ces petits souliers traditionnels qui rappellent les tongs et que l'on ne peut porter qu'avec des chaussettes blanches à deux doigts (comme des mouffles de pieds).
Et maintenant, keskonfé ? Ni longue prière, ni procession au programme. Ni même de musique. Chaque famille est conviée, par petits groupes, à tour de rôle, à suivre une cérémonie d'un quart d'heure au cours de laquelle un moine entonne une brève bénédiction. Et ça se termine par la remise de friandises (un long sucre d'orge, en signe de longévité), et d'un petit cadeau. Lilika a choisi des tampons-encreurs à l'effigie d'Anpan man, le petit super-héros à la mie de pain des dessins animés pour enfants japonais.

D'après Wikipedia, la tradition du Shichi-Go-San aurait débuté au Japon durant la période Heian (794-1185), les nobles de la Cour impériale souhaitant célébrer le passage de leur progeniture de la petite à la grande enfance. Ce n'est donc pas un hasard, mais plutôt un symbole, si Lilika a célébré son Shichi-Go-San le samedi 8 novembre 2008 à Heian Jingu, l'un des plus célèbres temples shinto de Kyoto, la vieille cité impériale. C'est aussi un hommage à sa maman qui célébra le sien ici même, voilà une trentaine d'années. Ce qui lui a plutôt bien réussi...
Shichi-Go-San sous une petite pluie fine, c'est encore plus romantique. Le monsieur, de dos, c'est le papy japonais de Lilika.
Special thanks to Arye, my American cousin, for his amazing photos.
01:29 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : shichi-go-san, heian, kyoto, kimono, anpan man
25.12.2008
Petit papa noël...
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Cette année, comme on s'en doute, Lilika a encore reçu beaucoup de cadeau pour Noël.
Principalement des livres (parce que j'adore qu'elle m'en tende un, dès le matin au réveil : "s'il te plait Papa, tu peux raconter ?").
Mais également un très beau piano électronique rose, pour jouer de la musique comme une grande (hé oui, c'est elle qui le dit : "je suis grande maintenant !").
13:11 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noel, lilika
15.12.2008
Mia c'est Lilika
Comme toutes les petites filles, Lilika l'affirme sans ambages : "Mia c'est moi"... Même si, comme toutes les petites spectatrices du film, elle s'est surtout focalisée sur le Migou. Et sur le petit garçon aussi : Aldrin, un rien timide et maladroit, mais tellement craquant...
Pour ceux qui auraient raté le début de Mia et le Migou - ou qui ne l'auraient toujours pas vu, nul n'est parfait -, on rappelera que ce film relate les mésaventures d'une petite fille, en Amérique du sud, qui part à la recherche de son papa, victime d'un accident sur un chantier au coeur d'une forêt que l'homme n'a de cesse de détruire par appât du gain, le vilain.
C'est là qu'elle rencontrera, au péril de sa vie, ces ravissants monstres qui font si peur aux hommes, mais qui réconfortent les âmes pures : "les" Migous, qui sont sept, petits et grands alternativement, et plutôt mignons avec leurs faux airs de Totoros un rien candides...
Le créateur de cette fable écologique et poétique d'un charme et d'une beauté à couper le souffle, c'est Jacques-Rémy Girerd. C'est lui qu'on voit sur la photo dévorer des petits fours en compagnie de Lilika, lors de l'avant première du film qui s'est tenue le dimanche 7 décembre à l'Elysée Biarritz. On pardonnera au papa des Migous sa soudaine fringale depuis six ans qu'il n'avait pas mangé pour réaliser son film.
22:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mia, migou, forêt, film, girerd, lilika
09.12.2008
"Némo, il a perdu son papa..."
ça commence mal : "Non, je ne veux pas aller dans la maison de Némo !" Heureusement, ce sont les "vieux" Mickey, Minnie, Donald et Dingo qui ouvrent le bal du nouveau spectacle de Disney sur la glace du Zénith, à Paris. "Et Pluto, il est où ?", demande Lilika. "Pas là !", dommage.
Place au spectacle, où je n'ai pas grand chose à ajouter par rapport à ce que j'ai écrit dans 20Minutes (du 9 décembre).
Les adultes sont là pour regarder leurs enfants apprécier un show impressionnant à défaut d'être élégant. Et Lilika est probablement la plus frétillante des petites filles dès lors qu'il y a du rock'n'roll dans l'air.
Surtout, pour la première fois, elle peut goûter (et apprécier) le pop corn, comme une future fan de blockbuster US. Un vrai bon divertissement, ce "Monde de Némo" !
"La magie opère. Surtout au début du show, grâce à une utilisation judicieuse de la lumière noire". Il est vrai aussi que "les bambins ont beau connaître le dessin animé par cœur, ils se passionnent quand même pour la course folle d’un papa poisson clown qui part chercher son fiston à l’autre bout de l’océan". Et qu'importe si "les dialogues surlignent l’action au détriment de la poésie, si les pirouettes cafouillent un peu, si la tortue et la baleine ne sont que des éléments de décor"...
Ça balance quand même. Et les costumes en peluche des patineurs, avec leurs couleurs flashy, rappellent qu’au final, "il n'y a que les applaudissements des enfants qui comptent !"
19:19 Publié dans Spectacle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : némo, disney sur glace, lilika, pop corn
23.11.2008
Loup y es-tu ? Trembles-tu ?
Tex Avery n'était sans doute pas le seul à penser que les loups peuvent plaire aux petites filles. Pas seulement au Petit Chaperon rouge. Mais aussi à Lilika. Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, qui vient de se terminer, a choisi de décliner cette année le thème de la peur.
A raison, à voir l'excellence des livres qui abordent le sujet. « Les enfants éprouvent tous la peur un jour ou l'autre, et la littérature peut les aider à mettre des mots dessus, nous a confié Sylvie Vassallo, la directrice du salon. Elle a en plus le mérite de porter l'imaginaire des créateurs et de rencontrer celui des enfants. »
Il est donc de bon ton de frissonner en cette fin d'année et Lilika ne s'est pas faite prier. Elle aime bien ça. Enfin ça dépend. C'est quand-même mieux si le thème est détourné.
1-Tendrement dédramatisé comme dans Les Monstres, ça n'existe pas (Gründ).
2-Gentiment moqué comme dans l'excellent Loup (Le Rouergue), où l'on voit l'animal mettre son nez, ses yeux, ses dents et sa serviette... pour croquer sa carotte, mon enfant... Petite remarque : comme ce livre est très court, on tirera profit de chantonner, à chaque fois qu'on tourne une page, "Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas...". La lecture en sera d'autant plus délectable... Lilika adore : on chanté ça pendant un mois en allant à l'école le matin !
3-Irrésistiblement ridiculisé comme dans Comment ratatiner les loups (P'tit Glénat) : pour faire fuir ces carnassiers, il suffirait de "souffler dessus pour leur hérisser les poils" ou de leur "raconter de terrifiantes histoires d'enfants chasseurs". Et ça marche : il n'y a plus de loup sous le lit, "tout juste une vieille chaussette pourrie"...
Le meilleur pour la fin : La Nuit du visiteur (Benoît Jacques Books), récompensé du Baobab de l'album 2008. Un graphisme dépouillé, des couleurs qui tranchent, des images qui se libèrent parfois de la trame du récit, une écriture joliment mise en rimes avec des lettres qui grossissent dès que la tension monte. Et 112 pages mises au service du très court moment où le loup frappe à la porte de Mère-Grand.
Mais la vieille dame est dure d'oreille. Les quiproquos qui en découlent se révèlent à la fois fort agaçants pour le visiteur, mais très rigolos pour qui connaît ses classiques.
10:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loups, peur, livre, jeunesse, montreuil, lilika
26.06.2008
No comment, Totoro
Les Trois singes, du cinéaste Nuri Bilge Ceylan ne sont pas encore sortis sur les écrans, mais les Totoro, ça oui, depuis longtemps...
Et Lilika vous le dira, ils sont bien trois !!!
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Trois, comme les singes de cette fable bouddhiste chinoise introduite au Japon à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568).
Ils s'appellent Kikazaru (le sourd), Iwazaru (le muet) et Mizaru (l'aveugle) et représentent le Santai (les trois vérités) :
"Je n'entends pas le mal", "Je ne dis pas le mal", "Je ne vois pas le mal". Trois conditions à respecter pour... échapper au mal, bien sûr !
C'est évidemment aussi le sujet du film turc, prix de la mise en scène à Cannes, qui voit une famille se disloquer à force de petits mensonges aux conséquences irréversibles.
15:34 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : trois singes, nuri bilge ceylan, totoro, lilika, kikazaru, iwazaru, mizaru
23.06.2008
Lilika dans le métro
C'est dit, Lilika ne veut plus aller à la crèche en poussette, ni à pieds, ni même en bus, mais... en métro !!
Peut-être faudrait-il surveiller davantage ses lectures ? Raymond Queneau, auteur du génialissime -bien qu'un peu démodé- Zazie dans le métro (1959) n'est pas à mettre entre toutes les mains, même adapté en BD par le très branché Clément Oubrerie. Extrait du début qui me met toujours en joie :
Zazie : Tonton, on prend le métro ?
Gabriel : Non.
Zazie : Comment ça, non ?
Gabriel : Bin non, aujourd'hui y a pas moyen, y a grève. Le métro est endormi sous terre car les employés aux pinces perforantes ont cessé tout travail.
Zazie : Ah les salauds ! Me faire ça à moi !
Gabriel : Y a pas qu'à toi qu'ils font ça.
Zazie : Moi qui étais si contente et si heureuse et tout de m'en aller voiturer dans le métro.
Par ailleurs, et sur le même sujet, nous sommes passés ce matin devant la future école maternelle de Lilika, qui s'est dit "chouette, c'est déjà la rentrée, c'est à l'école que je voudrais passer ma journée."
Je lui ai expliqué que non, ce n'était pas encore le moment, qu'elle avait encore quelques jours à passer à la crèche. Et là elle m'a rétorqué, comme dans Zazie, que de toutes façons, elle voulait aller à l'école. "Et jusqu'à soixante-cinq ans encore". Ah bon ? Et bien oui, parce qu'elle veut être... institutrice.
Pour quelle raison ? "Ben, pardi, pour faire chier les mômes, ceux qu'auront mon âge dans vingt ans, dans cent ans, toujours des gosses à emmerder..."
17:52 Publié dans Réplique culte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lilika, métro, zazie, queneau, école, oubrerie
05.06.2008
Poésie au soleil couchant
Depuis plusieurs jours, quand je couche Lilika, le soir, après lui avoir lu un livre, elle me dit simplement "bonne nuit Papa" et mon coeur fond.
Ce soir, c'était particulier : on a fêté ses deux ans et demi. Elle n'avait pas envie de dormir. Pas plus que de dire "bonne nuit Papa". Au moment où j'ai actionné l'interrupteur, elle s'est plutôt exclamée, stupéfaite : "Oh ! Elle est cassée, la lumière de la lune !"
A quel âge devient-on poète ?
22:45 Publié dans Réplique culte | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : lilika, culture, paternité, deux ans et demi
29.04.2008
Rock'n'roll attitude

No comment, la fille qui suçote tout ce que ses parents laissent trainer...
22:38 Publié dans Star | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lilika, star
11.04.2008
La beau caca d'Artaud
Lilika apprend la "propreté", comme on dit. Ses poupées aussi.
Et c'est important, culturellement parlant, comme l'a très bien exprimé Antonin Artaud dans son texte de référence sur le sujet, Pour en finir avec le jugement de Dieu (1948).
Pour mémoire : " Là où ça sent la merde, ça sent l'être. L'homme aurait très bien pu ne pas chier, ne pas ouvrir la poche anale. Mais il a choisi de chier comme il aurait choisi de vivre, au lieu de consentir à vivre mort. C'est que pour ne pas faire caca, il lui aurait fallu consentir à ne pas être. Mais il n'a pas pu se résoudre à perdre l'être, c'est-à-dire à mourir vivant. Il y a dans l'être quelque chose de particulièrement tentant pour l'homme. Et ce quelque chose est justement... le caca ! "
19:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lilika, caca, artaud, propreté
02.04.2008
Et un, et deux, et trois... petits poissons !

"Dix petits poissons s'en vont en promenade. L'un d'aux s'arrête pour admirer une étoile de mer. Il en reste... Neuf petits poissons, etc." Et les doubles pages défilent au même rythme que les poissons (en relief) disparaissent : les uns après les autres.
Assurément Lilika doit beaucoup à ce très joli livre, de surcroit très agréable à raconter pour un adulte (et plus soignés que les deux autres de la même série éditée par Gründ, avec des canards et des grenouilles) : c'est lui, en effet, qui a permis à cette petite fille d'apprendre... non pas à lire, mais à compter. Du moins jusqu'à dix!
Voici l'article que j'ai rédigé moi-même à ce sujet dans l'édition de 20Minutes, datée du 1er avril.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas une blague ! Même si Lilika, qui fête là sa première photo dans la presse, semble être aussi à son aise qu'un poisson dans l'eau !
02:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, chiffres, compter, apprentissage, lilika
23.03.2008
Pianissimo
Et Mozart, a quel âge a-t-il commencé le piano ?
00:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mozart, piano, lilika
26.11.2007
Pas bête
Echange verbal entre Lilika et son père, ce mardi soir à table.

-Tu préfères quoi avant de te coucher, Lilika, voir un Mickey ou un film intelligent ?
-Non, pas intelligent...
00:25 Publié dans Réplique culte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, réplique, Mickey, télé
17.10.2007
Laa-laa

Enfin quelques nouvelles fraiches de Lilika... qui va très tranquillement sur ses deux ans, mange toute seule, commence vraiment à parler, ne regarde pas directement la télé (on ne l'a pas à la maison), mais se passionne quand-même pour les images animées via les DVD : le lapin Miffy (en japonais), les Teletubbies (surtout Laa-Laa), et les vieux Mickey...

Ce jour-là, nous étions invités aux Fouquet's pour rencontrer les vrais Teletubbies, qui avaient traversé la Manche exprès pour rencontrer un groupe de petits z'enfants, dont Lilika. Elle ne s'est pas bien rendu compte que ces énormes peluches de près de deux mètres de haut étaient les vrais personnages qu'elle admire tant à l'écran. En fait, elle préfère les peluches de la maison, certes moins grosses et peut-être un peu moins vraies, mais tellement plus à sa mesure...
15:00 Publié dans Télé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, Teletubbies, Fouquet's
01.08.2007
Quel cirque !!

23:45 Publié dans Cirque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, cirque, Villette
Un ange repasse...

23:40 Publié dans Cirque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, cirque, Villette
26.05.2007
Cannes, 60è première

00:45 Publié dans Festival | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, festival, cinéma, cannes
22.04.2007
A bientôt, peut-être...
Si, si, nous sommes toujours là... Mille pardons à nos lecteurs qui s'étaient pris de passion pour la saga culturelle de Lilika, mais cette petite fille grandit et demande désormais beaucoup plus de temps et d'attention qu'avant. Elle est aussi devenue plus capricieuse dans ses choix d'activités et s'intéresse davantage à des jeux de son âge, ce qui est bien normal.
13:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.12.2006
Trois soirées
Retour en fanfare dans notre chère capitale. C'est l'hiver. Il ne neige pas, mais dehors il fait froid. Depuis dix jours, Lilika a un an. Et six dents, dont deux nouvelles depuis la veille. Cette petite fille-là s'apprête à courir un mini marathon mondain, ce vendredi 15 décembre, afin de fêter avec ses parents tout un tas d'évènements.
En guise d'apéro, le vernissage de l'exposition "Artistes japonais, une vie à Paris". Lilika se souvient-elle de ce vieux peintre rencontré en juillet au château de Blois ? Kenji Yoshida, lui, la reconnait immédiatement. Elle a pourtant pas mal changé depuis six mois. Pas cet homme qui expose une de ses innombrables toiles baptisées "La Vie" en vitrine de la galerie Tsubaki. Située à proximité du Conservatoire des Arts et métiers, celle-ci accueille, jusqu'au 10 janvier, vingt-six peintres japonais ayant élu domicile à Paris.
09:50 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Lilika, vernissage, Ovni, Paulo
20.10.2006
La famille s'agrandit
Mlle Lilika est toute heureuse de vous présenter... Mr Stéphane, son père !
Une image sur laquelle nous allons vous laisser quelques temps, les protagonistes en chair et en os de ce blog s'autorisant une petite escapade au pays du soleil levant... A l'heure où cette note paraîtra, nous serons déjà loin !

Comme en juin où je vous avais fait découvrir le "portrait craché" de Lilika, le peintre Luc Burger a eu la délicatesse de m'offrir celui de son paternel, fraichement croqué, poursuivant ainsi l'extention des Paulo sur son site internet. Je rappelle que cette famille virtuelle peinte à l'aquarelle s'agrandit au fur et à mesure que les toiles trouvent -ou non- preneur, l'objectif étant de disperser dans un premier temps toute la descendance Paulo pour la réunir, quand chacun aura vécu sa vie, dans une galerie parisienne, vers 2010. N'hésitez pas à lui rendre visite d'ici là.
23:00 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : portrait, Paulo, Burger, Lilika
19.10.2006
Bloody Minnie
Emoi à Disneyland Paris où une vidéo tournée dans les coulisses d'un hôtel du Parc, puis diffusée sur le net, fait grand bruit. On y voit Dingo, Minnie et un bonhomme de neige (?), entourés de Mickey, Tic, Tac et le Capitaine Crochet, simuler une partie de jambes en l'air.
Je dis bien simuler, pour rire, comme le font les carabins dans les salles de garde entre autres crétineries. Mais on est loin du terrible attentat à la pudeur évoqué avec des cris d'orfraie par Disney père et mère aux Etats-Unis, et en France aussi, puisque les "acteurs" de la vidéo ont tous été licenciés. Et dire que certains enfants sur le net risquaient de découvrir que les toons pouvaient grivoisement s'amuser, pas de quoi pourtant écorner une image ou briser le rêve...

En revanche, on ne parle pas assez des conditions de travail de certains toons dans les parcs d'attraction. Prenez cette pauvre Minnie et mettez-là aux prises avec, par exemple... Lilika.

Regardez cette petite fille-là lui empoigner la truffe sans intention de la lui rendre. Et Mickey derrière qui ne dit rien ! On comprend mieux pourquoi Minnie a pu chercher du réconfort dans les bras de Dingo.
Bref, tout ça pour dire que cette agitation n'est sans doute pas le fruit du hasard : actuellement chez Disney, on fête Halloween, avec ses citrouilles qui meurent de trouille...

N'est-ce pas le moment de l'année où "on plaisante, on fait des bêtises, on ne sait pas quelle sera la prochaine surprise", et où aux "enfants beaucoup trop sages, on préfère ceux qui ont la rage", comme le chantent si bien les amis de Mr Jack dans son Etrange Noël ? Et ce film, au fait, qui l'a distribué ? Disney...
23:55 Publié dans Attractions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Disneyland Paris, Minnie, vidéo, harcèlement, Halloween, Lilika
18.10.2006
Danse avec les loups de mer
C'est vrai que les tarifs affichés à l'entrée sont prohibitifs. Il n'en demeure pas moins que le nouvel aquarium du Trocadéro possède quelques arguments pour rendre sa visite inoubliable.
Pas seulement la taille de ses bassins, la variété de ses poissons, ses fausses méduses fluorescentes ou ses nombreux requins, même si cela compte évidemment. Non, il y a juste ici une ambiance à laquelle on ne s'attend pas, quelque chose de chaleureux et de propice au recueillement à la fois, comme une cathédrale que l'on visiterait pieds nus parce qu'on y aurait mis du chauffage et posé de la moquette.
Je dis ça parce que Lilika a passé une bonne partie de la visite à gambader gaiement à quatre pattes d'un aquarium à l'autre, se levant et esquissant quelques pas face aux vitres épaisses de l'océan pacifique ou de l'océan indien, ses petits cris de joie raisonnant dans un silence feutré, certes lié à l'absence d'affluence, mais... c'est quand-même plus dépaysant que d'apprendre à marcher en se tenant à la table basse du salon, non ?
11:50 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : aquarium, trocadéro, requins, méduses, Lilika
11.10.2006
Un goût de Paprika
Satoshi Kon fait partie, avec ses compatriotes Hayao Miyazaki et Isao Takahata, des grands génies du cinéma d'animation japonaise, dont les films font la part belle à l'intelligence et à la sensibilité des spectateurs. Les siens s'adressent à un public un peu plus adulte et, à part peut-être le tout premier, Perfect Blue (1998), sont nettement moins connus que ceux de ses ainés.
Pour d'obscures questions de distribution, en effet, ses deux chefs-d'oeuvre, Millenium Actress (2001) et Tokyo Godfather (2003), ne sont jamais sortis dans les salles françaises. Mais on peut les voir en DVD. C'est déjà ça.

Toujours est-il que ce prince -on peut même dire "samouraï", car il ne se plaint jamais- de l'anime était à Paris la semaine dernière pour présenter son nouveau film, Paprika, un thriller futuriste à l'imagerie délirante, plein de chausse-trappes et de fausses pistes, et dont la sortie est annoncée pour décembre.

Lilika, qui n'avait pas de baby sitter ce jour-là, sa mère qui connaît bien le cinéaste et parle mieux le japonais que quiconque au journal, et moi-même, parce que ça fait partie de mon boulot que d'être simplement là, nous sommes retrouvés en famille à l'hôtel Bristol pour rencontrer Satoshi Kon, discuter, sympathiser avec ce type en effet très sympa.
Et je connais une petite fille toute heureuse de s'être vue offrir un beau dessin à la fin de l'entretien.
On ne le lit pas forcément, mais il est dédicacé à son nom, ce portrait de Paprika - l'héroïne qui plonge dans les rêves des hommes pour les débarrasser de leurs cauchemars. Lilika pourrait bien ressembler à ça dans une vingtaine d'années. Voire même avant...
01:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, Kon, Paprika, anime, Lilika
27.09.2006
Nains de jardin à Bagatelle
Quelle belle arrière saison ! Et idéaux, ces derniers rayons de soleil pour visiter le Parc de Bagatelle, niché au coeur du Bois de Boulogne.
A l'entrée, ce tout petit, mais très joli, château nous plonge en plein XVIIIè siècle, quand Marie-Antoinette défia le conte d'Artois, son beau frère, de remettre rapidement en état ce batiment qui tombait en ruines après avoir servi de pavillon libertin pendant le règne de Louis XV. L'endroit fut inauguré 74 jours plus tard par un jeune homme dont l'histoire ne dit pas précisément quelle fut sa récompense. En tout cas, le lieu garda longtemps sa galante réputation...
Autre charme de Bagatelle : ses fleurs, les meilleurs jardiniers n'ayant cessé de s'y succéder. On y voit les plus belles roses qui soient, mais aussi des asters, sorte de bouquets de très petites fleurs qui éclatent de couleurs aux multiples nuances, surtout à cette époque de l'année, entre la mi-septembre à la mi-novembre.
Enfin, ce parc possède quelques unes des plus belles pelouses de la capitale : on n'est pas pour rien dans un ancien domaine de la noblesse anglaise. De quoi gambader gaiement dans une herbe nettement moins fraiche qu'il n'y parait.
L'été, il y a souvent des concerts de musique classique, et le reste de l'année des expositions thématique. Comme celle-ci, dont la fibre est plutôt écolo : "Si tu es grand, tu vivras en laissant de l'espace énergétique vital à autrui" s'échine à brandir un minuscule Kirikou devant une toute aussi petite Lilika, épuisée et endormie.
01:30 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bagatelle, Marie-Antoinette, Lilika
25.09.2006
Son oncle
A ceux qui penseraient qu'il n'y a que les princes et les princesses, les totoros, les petits mickeys et les grandes barbies dans la vie culturelle de Lilika, cet exemple en forme de démenti.

Les sculptures et les céramiques de Pol Chambost (1906-1983) n'appartiennent en rien à l'univers pailleté usuellement réservé aux enfants. Et pourtant, après les avoir découvertes à la Galerie Thomas Fritsch, rue de Seine, Lilika (et son père) en aurait bien rapporter une à la maison.
Ces oeuvres, souvent colorées, ont marqué les années 50. Jacques Tati, par exemple, s'est servi du vase présenté sur l'étagère du haut pour décorer la villa ultra-moderne des parents du petit Gérard Arpel dans Mon Oncle (1957).
"C'est un Dubrocq, ma chère !", s'exclame ainsi la soeur de Monsieur Hulot à la voisine très snob qu'elle ne parviendra pas à marier à son frère... Car Mon Oncle, celui du film comme celui de Lilika, et Pol Chambost lui-même, ne sont pas snobs du tout. D'ailleurs, tous habitent, ou habitaient, dans des quartiers populaires de l'est parisien.
09:25 Publié dans Design | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Chambost, Tati, Mon oncle, Lilika
23.09.2006
Un jour, son prince viendra
Walt Disney (1901-1966), génial inventeur de Mickey Mouse et précurseur en matière de cinéma d'animation, fut aussi un artiste sous influences. Lesquelles sont actuellement mises en avant dans une remarquable exposition que Lilika et moi sommes déjà allés visiter à deux reprises au Grand Palais : Il était (non pas) une fois (mais deux fois) Walt Disney...
Outre la présentation de planches et de cellulos originaux très rarement exhumés des coffres des studios Disney, l'expo met en avant les différentes sources d'inspiration du maître : les oeuvres d'écrivains et de conteurs, de peintres et d'illustrateurs, mais aussi, et surtout, de grands cinéastes : Murnau, Chaplin, Cukor...
Un exemple, parmi la douzaine de films supervisés par Disney de son vivant et présentés ici : Blanche neige (1937), le premier long-métrage d'animation de l'histoire du cinéma et film cher au coeur de Lilika (quand-même, une princesse brune, ça ne compte pas pour des prunes !).

Les arbres cauchemardesques de la forêt du dessin animé adapté du conte des frères Grimm ressemblent beaucoup à ceux des gravures de Gustave Doré.

Et ce serait à Joan Crawford que l'on doit les traits de la cruelle Marâtre,
dont la métamorphose en sorcière est allègrement pompée sur celle du Doctor Jekyll en Mister Hyde du film de Rouben Mamoulian (1931).
Il est amusant de penser que Disney avait d'abord pensé à la faire naître d'un croisement entre Lady Macbeth et le Grand méchant loup !

De la même façon, les modèles pour Blanche neige seraient, prétend l'exposition, à rechercher du côté des femme-enfants stars de l'époque : la toute jeune Shirley Temple, ou Janet Gaynor, l'héroïne de L'Aurore de Murnau (1927).
On veut bien, mais Lilika revendique aussi, une petite part d'influence posthume...
18:30 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Disney, inspiration, influence, Blanche neige, Lilika
14.09.2006
Petits bonds en avant
Quel beau parquet ils ont, à l'Opéra ! Jouer dessus est un délice... Surtout avec la peluche formidable qu'ils s'apprêtent à sortir, chez Mattel : un Tigrou qui bondit tout seul sur sa queue à la façon d'un marsupilami, dès lors qu'on lui serre la patte.
Inutile de préciser que Lilika adore ce genre de jouet interactif, plus en rapport avec son âge qu'une poupée dansante...
Dans l'assistance, certains se demandaient qui du tigre ou de la petite fille bondissait le mieux... Et d'autres si l'on était reparti avec le Tigrou sous le bras. La réponse est non : la déontologie est une règle de journalisme qui s'apprend dès le plus jeune âge.
08:55 Publié dans Produit dérivé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tigrou, jouet, peluche, Opéra, Lilika
13.09.2006
Princes et princesses
L'Opéra de Paris recevait ce mercredi après-midi quelques princes et princesses triés sur le volet : on y présentait les jouets que Mattel a fabriqué cette année pour le Père Noël. En attendant de découvrir un tel trésor, nous avons pris quelques minutes pour poser devant cet édifice majestueux qu'est le Palais Garnier, créé, rappelons le, par Charles Garnier sous le Second empire...

... puis dans le Grand escalier, superbe, dont les multiples balcons en marbre n'avaient d'autre fonction que de révéler, comme de nos jours à Cannes, quelles personnalités montaient les marches pour venir assister au spectacle.
Enfin, Lilika a pu s'initier pour la première fois aux joies de la danse, discipline reine en ce lieu. Difficile pour l'heure d'oser un pronostic quant à une hypthétique vocation.
Et ce n'est pas Elisabeth Platel, ancienne étoile devenue directrice de l'école de danse, qui éclairera notre lanterne : aucune petite fille n'entre à l'Opéra, dit-elle, avant l'âge de huit ans.
23:40 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Opéra, Garnier, danse, Platel, Lilika
11.09.2006
C'était la vie de château
Le château d'Azay le rideau est aussi petit que charmant. On en a vite fait le tour : il n'y a que deux ou trois chambres. Et en visitant celle qui était réservée au Roi, on ne peut s'empêcher de penser aux week-end romantiques que devait s'offrir François 1er avec l'une ou l'autre de ses (nombreuses) conquêtes.
Celui de Chenonceau, qui enjambe le Cher avec beaucoup d'élégance, est intimement lié à une histoire de rivalité amoureuse : Henri II, fils de François 1er marié à Catherine de Médicis, en fit cadeau à sa favorite, la sublime Diane de Poitiers (déjà maîtresse de son père). A la mort accidentelle d'Henri lors d'un tournoi de chevaliers, Catherine exigea de récupérer le château qui, pourtant, avait largement prospéré grâce à Diane.
Le château d'Ussé est de moindre importance, mais il aurait, dit-on inspiré Charles Perrault pour écrire la Belle au bois dormant. Une histoire de princesse que les propriétaires du lieu - car il s'agit d'un château privé- exploitent habilement en reproduisant les scènes clés du conte avec des figures de cires.
Plus "masculine", peut-être, mais tout aussi passionnante, la visite de l'Abbaye royale de Fontevraud qui recèle rien de moins que le tombeau de Richard coeur de lion, héros de tellement de petits (et de grands) garçons.
Cela pour en venir à la "paternité", qui a repris le dessus une fois arrivés au bord de la mer, après une embardée au sud de la Loire.
L'Atlantique a cette propriété d'offrir de belles marées. Et de nous permettre de mettre en pratique ce que nous avions appris...
Sur la plage, il a fallu construire une vraie fortification pour repousser les assauts des flots déchaînés.
En vain, bien sûr : la mer est la plus forte, qui fait un peu peur, du moins la première fois qu'elle vous mouille les nougats. N'est-ce pas Lilika ?
22:15 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : château, Loire, Azay, Chenonceau, Ussé, Fontevraud, plage
21.07.2006
L'art sans crise de foi
Etait-elle esthétique ou divine, la foi qui poussa certains artistes, dans les années 50, sur les traces de Michel Ange ? Voilà, consécutivement à la visite d'édifices religieux par un père et sa fille, une façon de reposer la question des limites entre l'art et le sacré. Cinq siècles après la chapelle Sixtine, la passion a fait d'autres adeptes. Croyants ou athées ? Qu'importe ! Prenez Henri Matisse, qui accepta de venir en aide à une ancienne modèle devenue religieuse en concevant de A à Z la chapelle du Rosaire, à Vence dans les Alpes Maritimes, entre 1949 et 1951...
Peu de temps après, Jean Cocteau, qui venait d'acheter avec Jean Marais une maison à Milly la forêt, dans l'Essonne, fut touché par l'histoire d'un martyr du IVè siècle, Blaise, qui guérissait les malades par les plantes. Le poète décida de redonner vie à la chapelle dédiée depuis le Moyen-âge au saint homme. Cocteau mourut quatre ans après la fin des travaux, en 1963. Il est enterré depuis à l'intérieur même de l'édifice sous une pierre tombale qui porte l'inscription "Je reste avec vous".
Le poète avait un ami japonais, Léonard Foujita, peintre de l'école de Paris, qui eut, toujours à la même époque, une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Rémi de Reims. Il s'y fit baptiser et accepta, en 1964, de concevoir et de décorer la future chapelle qui portera son nom. Il décédera deux ans après son achèvement.
Ce qui est émouvant, c'est qu'on peut visiter la maison de ce peintre, à Villiers le Bâcle, dans l'Essonne, où son épouse Kimyo a laissé son atelier comme s'il l'avait quitté la veille, avec son tablier au dos d'un siège, ses tubes de gouaches ouverts et ses pinceaux dans des gobelets. On y découvre sur un des murs, grandeur nature, l'esquisse de la fresque peinte dans la chapelle rémoise. Une exposition temporaire montre par ailleurs à quel point Cocteau admirait Foujita, qui lui avait fait découvrir quelques splendeurs japonaises.
18:55 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Milly, Cocteau, Foujita, Villiers le Bâcle, chapelle, atelier, Lilika
18.07.2006
Videokay
15:15 Publié dans Attractions | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
14.07.2006
Mars attaque !
Pas facile de prendre un feu d'artifice en photo, le temps de pause nécessaire pour y voir quelque chose fait qu'on se croirait plus dans un remake de Mars attacks, que de Hana Bi qui, comme chacun sait, signifie feu d'artifice en Japonais.
Celui du 14 juillet à Paris était tiré cette année du Champs de Mars, et non de la Tour Eiffel comme c'est plus souvent le cas. Si bien que les fusées montaient moins haut et leurs explosions paraissaient moins impressionnantes qu'à l'acoutumée, surtout entrecoupées comme elles étaient d'extraits de symphonies de Mozart, parfaitement inaudibles à l'endroit où l'on était postés, à quelque centaines de mètres pourtant, juste derrière le pont de Bir Hakeim.
C'était quand-même joli à voir, mais bon, Lilika s'est un peu demandée s'il était bien raisonnable de l'avoir trainée jusque là. D'autant que le 14 juillet, qui célèbre la prise de la Bastille en 1789, n'est peut-être pas une fête pour les petites filles : trop de têtes de princesses sont tombées à la suite de cet évènement... Quelle manque de perspicacité aussi, de la part de Louis XVI qui, dans son agenda ce jour là, inscrivit : "rien", parce qu'il était rentré bredouille de la chasse !
23:55 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.07.2006
Le monde est tout petit
A Disneyland Paris aussi, il y a des princesses et des châteaux. Le plus immédiatement perceptible est celui de la Belle au bois dormant qui domine tout le parc avec ses 45 mètres de hauteur. Mais on imagine aisément qu'il ne doit pas être facile d'y grimper avec une petite fille sur le dos.
Il y en a un autre, moins connu mais qui gagne à l'être : celui de la reine de coeur d'Alice au pays des merveilles.
Ce château offre une vue superbe sur le labyrinthe végétal qui mène à lui et où l'on ne manque pas de croiser quelques personnages du dessin animé : le troublant chat du Cheshire, une chenille qui fume le narguilé, un très mignon volatile en forme de klaxon, d'effrayantes armées de cartes à jouer, et la reine elle-même qui n'a qu'une idée, vous couper la tête.
En revanche, nulle trace d'Alice, sans doute pour préserver le visiteur de la jalousie de la petite fille qu'il amène dans le labyrinthe, ni du lapin blanc, à moins qu'il n'ait pris l'apparence d'un papa.
Mais le clou de la journée, pour une petite fille de sept mois, c'est évidemment la visite de It's a small world : assis dans une barque, les enfants et leurs parents voguent à travers des paysages du monde entier en admirant des poupées articulées portant des costumes traditionnels, le tout sur une musique assez euphorisante.
Créée pour l'Exposition Universelle de New York de 1964-65, cette attraction fut installée à Disneyland USA en 1966. C'est un hymne à l'union de tous les enfants de la Terre. Au début, Lilika parut déconcertée, mais son appréhension se transforma en enchantement : une constellation d'étoiles brillait dans ses yeux.
23:25 Publié dans Attractions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.07.2006
Rois et reine
Allez, pour se changer les idées, rendons visite au peintre japonais Kenji Yoshida, qui expose tout l'été dans deux salles au rez de chaussée du château de Blois.
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Imagine-t-on que le type de 82 ans, tout petit dans la lumière derrière Lilika et qui rend cette petite fille hilare, est un ancien kamikaze de la seconde guerre mondiale devenu peintre pacifiste ? Il s'était spécialisé dans la figuration avant de se tourner vers l'art abstrait, dès lors que les paysages bombardés de son pays n'étaient plus que désolation...
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Impossible de se rendre au vernissage de cette exposition sans visiter le passionnant chateau de la Loire qui l'abrite, célèbre pour son escalier monumental mais surtout pour son histoire.
François 1er emménagea là dès son avènement en 1515. Les murs furent agrandits, les facades revêtues de pierres de taille. Il fallait donner au lieu un aspect majestueux, d'inspiration italienne, propre à la Renaissance. Le roi y convia sa mère, sa soeur, ses épouses successives et toutes ses maîtresses...
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Lilika le sait parce que je le lui ai raconté : beaucoup de princesses ont dormi au château de Blois, où la cour du roi de France fut installée jusqu'à Henri IV. C'est là, par exemple, que le très peu romantique Henri III fit assassiner le duc de Guise en 1588.
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La vie de château, c'est finalement assez dangereux et ça ne dure jamais longtemps. Sauf quand on devient princesse à son tour. Ce dont rêve toutes les petites filles. A commencer par celle-là qui s'imaginerait bien dans la peau d'une donzelle protégée par son preux chevalier.
09:45 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.07.2006
Trop triste...
23:15 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
06.07.2006
On est en finale ! (air connu)
France-Portugal âprement disputé : en dépit des attaques incessantes des Auriverde, Lilika a parfaitement tenu son rôle et sa cage inviolée.
Paulette Akachan-man, qui l'avait pourtant battue à trois reprises en quatre rencontres disputées cette saison, n'est pas parvenue cette fois à tromper Lilika.
Et le fait que Kitty Ronaldo tienne à peine sur ses pattes ne l'a pas déconcertée non plus. Conséquence : la France, qui a remporté le match 1-0, jouera la finale dimanche contre l'Italie.
C'est une première pour Lilika, tout heureuse d'être portée en triomphe hier soir dans les rues de Paris.
16:05 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.07.2006
Y-a-t-il des girafes au Brésil ?
Malgré les attaques à répétition et les coups de butoir de Sophinho la girafe, la défense de Lilika-chan a tenu bon hier soir.
Bilan, la France bat le Brésil 1-0 et se retrouve en demi-finale de la coupe du monde de football.
22:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.06.2006
Et un, et deux, et trois z'à un !
Lilika s'est prise de passion hier matin pour un jeu de ballon qui devrait se jouer avec les pieds si seulement cette petite fille-là savait marcher.
En attendant, elle a décidé que ce sport se jouait avec les mains. Et elle n'a pas entièrement tort : voyez le type au crâne dégarni qui imite de temps en temps son papa dans les buts. Sauf que lui fait partie de l'équipe qui a permi à la France du foot de retrouver son rang hier soir face à l'Espagne. Chapeau bas.
11:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.06.2006
Prem's au musée des arts premiers
Quel plaisir que de faire partie des tous premiers invités du tout nouveau musée du Quai Branly.
On y célèbre les "arts premiers" : tout un ensemble d'oeuvres dites "primitives" provenant d'Afrique, d'Océanie, d'Asie ou d'Amérique, que des artistes tels Picasso, Gauguin ou Apollinaire ont su porter aux nues bien avant que l'art officiel, celui des musées et des institutions, ne s'en empare. Les voilà réunies dans un fort bel endroit qui sera probabalement très visité. Tant mieux.
23:45 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2006
Portrait craché
Permettez-moi de vous présenter... Mlle Lilika !
Cette petite fille-là est née hier. Non, vous ne rêvez pas !

Il s'agit, on le voit, du portrait craché de Lilika, jusqu'au détail de la barrette dans les cheveux. Sauf que cette petite fille-là, purement imaginaire, appartient à la famille des Paulo. Un certain Burger, peintre doué, en dresse la généalogie sur son site internet. Sa démarche est ludique : cette famille peinte à l'aquarelle s'agrandit au fur et à mesure que les toiles trouvent -ou non- preneur, l'objectif étant de disperser dans un premier temps toute la descendance Paulo pour mieux la réunir, quand chacun aura vécu sa vie, dans une galerie parisienne, vers 2010.
La "vraie" Lilika suit désormais la destinée de "l'autre" Lilika avec beaucoup de curiosité.
02:35 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
10.06.2006
Canards pékinois
Virée gourmande dans le quartier asiatique du 13è arrondissement de Paris, où des échoppes d'inspiration pékinoise proposent d'appétissants canards laqués à la vente à emporter. Curiosité.
Des canards, Lilika en avait déjà croisé, bien vivants, au Parc de Sceaux, mais dans cet état là, non, elle n'avait jamais vu ça.

Et cette petite fille-là de s'exclamer en se lêchant les babines : "Dis Papa, tu pourrais en mettre un peu dans mes purées de légumes ?" Un parmentier de canard laqué, exquise idée...
11:30 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.06.2006
Saveurs andalouses
L'Andalousie est en fête cette semaine à Paris et tout ce que cette région espagnole compte d'attraits touristiques se retrouve exposé dans les Jardins du Trocadéro.Un espace est évidemment consacré aux saveurs, notamment à l'huile d'olive et au fameux vinaigre de Jerez.

Notre hôtesse a trouvé Lilika tellement mimi qu'elle lui a offert deux petites mignonnettes. Je ne sais pas quelle tête ferait sa pédiatre si on les utilisait pour assaisonner ses purées. Mais ça aurait au moins le mérite d'en réhausser le goût.
10:45 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2006
Les goûts et les couleurs
En cette période de Mondial de foot, pourquoi ne pas organiser des championnats du monde de purées de légumes ?
Si Lilika était seule juge, la victoire reviendrait sans conteste au chou fleur, légume blanc et non vert il est vrai, mais dont le mérite est de faire pétiller ses papilles et ses yeux.

En revanche, rien à faire, Lilika n'aime pas les brocolis, mais alors pas du tout, et encore moins les courgettes -pleurs assurés. Il reste encore à essayer les épinards et les haricots verts, mais ce sont les carottes, avec leur belle couleur vive et leur petit arrière goût sucré, qui apparaissent comme les plus sérieux outsiders...
23:40 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05.06.2006
A la soupe !
Aujourd'hui, Lilika a six mois : l'âge requis, selon les pédiatres, pour ajouter une cuillère de purée de légume vert à ses quatre rations quotidiennes de lait. Samedi, pour la première fois de sa vie, Lilika a choisi elle-même le menu de son déjeuner.

Hésitation à la lecture d'une revue d'art culinaire, entre purée de courgettes, de brocolis ou de petits pois. Va pour la purée de pois.

Il aurait fallu être Anglais pour imaginer que celle-ci serait... un peu trop épaisse. Pas de quoi hurler, ni pleurer, juste cette remarque entre deux bouchées : "Tu es vraiment sûr, Papa, que ça se mange ?"

Ce qu'on a remixé et recuit un peu plus tard n'était plus une purée, mais... une soupe. Ca ne change pas le goût, mais la consistance est un peu plus familière.
11:05 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.06.2006
L'été de Lilikujiro (Lilikujiro no natsu)

Lilikujiro, chef de clan yakuza, glisse un mot à Stephaniki son père,
et fidèle homme de main, qui ne manquera pas d'exécuter l'ordre donné
sous peine de se voir couper un doigt.
Takeshi Kitano est-il encore à Paris pour faire passer des essais
à nos deux stars de cinéma ?
20:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.06.2006
Des nouvelles de Lilika
Une fois rentrée à la maison, et après avoir boudé cinq minutes,
Lilika a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes.



19:25 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.05.2006
Une jolie fleur de lys
Le palmarès cannois s'annonce forcément brillant vu la qualité des films cette année en compétition. Wong Kar-wai en livrera précisément la teneur ce soir, vers 20 heures, avant de tirer le rideau sur cette 59è édition du festival...

12:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2006
In the mood for Cannes
08:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2006
Paternité entre parenthèses
Festival de Cannes oblige, le blog Culture et Paternité baisse le rideau pour deux semaines, jusqu'au lundi 29 mai. Six blogs consacrés à l'actualité cannoise prendront le relais sur le site de 20 Minutes.
Lilika aurait pu nous suivre sur la Croisette et ça aurait ressemblé à ça :

Mais on s'est dit qu'il était nettement plus raisonnable pour elle de suivre nos péripéties confortablement installée sur son tapis d'éveil. J'avoue qu'elle va me manquer cette petite fille là...
09:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2006
Cherchez le garçon
On va finir par penser que les Japonais sont de joyeux fêtards. Et bien oui.
Ainsi le 5 mai, il est d'usage, de célébrer Koï nobori. C'est, officiellement, la fête des enfants. Les familles hissent sur des mats des poissons multicolores en tissus, en papier ou en matière plastique, les fameux koï nobori (de "koï", carpe). Et on chante, on danse, on s'amuse comme des petits fous. Et les petites folles, demande Lilika ? Aussi. Sauf que Koï nobori, c'est plutôt une fête... de garçons, qui se la sont appropriée pour compenser leur mise à l'écart d'Hina matsuri, la fête des poupées...

Enfin, fi du sexisme. En France, Lilika était ravie de fêter Koï nobori avec ses nouveaux amis poissons. Surtout que pour elle, le 5 mai, ça se fête de toute façon : c'est le jour de ses cinq mois !
15:40 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.04.2006
Qui veut la peau de Totoro ? (3)


12:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
26.04.2006
On ne s'est pas défilés (3)
... et on a assisté hier soir au défilé de Kenzo pour la présentation de sa collection été dans sa très chic boutique de la rue de Passy.

Assisté, mais aussi participé dans les bras d'un vrai top model !
18:05 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.04.2006
L'appétit vient en lisant

A force de tourner des pages, des pages et des pages...


et le lion, c'est bon !
11:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2006
Une fille à la page
Etonnante découverte que celle de la lecture...

D'abord il y a l'objet, dur, lisse et froid, curieusement plat, un peu trop grand, moins doux qu'une peluche assurément, plus silencieux qu'un hochet, et vraiment pas commode à tenir. Pourtant, quand on l'ouvre, un livre... c'est magique.

Intimidant aussi. Parce qu'on n'est pas bien sûr de tout comprendre, à cause des caractères. Ceux-là sont des hiragana, qu'on n'a pas encore appris à déchiffrer. Gageons toutefois que Lilika les lira plus vite que moi...

A l'intérieur de ce tout premier livre, le mot cède encore sa place à l'image, simple, rassurante : le livre est un ami.
09:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.04.2006
Qui de l'oeuf ou du lapin ? (2)
Quatre jours après Pâques, le poussin n'a pas retrouvé son "piou piou" mais il a pris un de l'embonpoint...

Tex Avery avait fait d'une telle histoire un excellent dessin animé, King-Size Canary (1947), où un chat affamé faisait grossir, à l'aide d'une bouteille d'engrais, un minuscule oiseau d'appartement...
23:45 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2006
Qui de l'oeuf ou du lapin ?
Lilika n'a pas échappé dimanche au rituel de la chasse aux oeufs de Pâques, dans le jardin de notre maison familiale du Loiret. Tradition dont l'origine est historiquement aussi riche en anecdotes... qu'en chocolat.

Tandis que des volées d'enfants se ruaient sur des oeufs plus ou moins comestibles, Lilika en a découvert un, elle aussi ! Ni en sucre, ni même un vrai, mais un oeuf en peluche, avec un poussin dedans qui fait "piou piou" quand on appuie dessus. Enfin qui faisait, car le "piou piou" n'a pas fonctionné longtemps. Il aurait fallu prévenir, aussi, de ne pas croquer dedans.
13:00 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2006
La part de l'ange
Initiation précoce, mais bien réelle, aux plaisirs de la bonne chair vendredi au cours d'une escapade en Bourgogne : petit déjeuner savoureux et coloré à la très gastronomique Côte Saint-Jacques...

... puis visite des caves à Chablis. Pour le plaisir des yeux. Et du nez...

Mais les pédiatres sont formels : avant six mois, il n'y a que le lait qui vaille. Les papilles de Lilika devront attendre un peu.
23:20 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.04.2006
Tout sur mon père...
...et sur ma mère aussi, sans doute. Du moins, sur leur goût commun du cinéma.

Nous étions invités hier soir par le Conseil régional d'Ile de France à visiter la très luxuriante exposition que la Cinémathèque française consacre à Pedro Almodovar. Et j'étais heureuse de découvrir ces images encadrées de Parle avec elle, un film que mes parents considèrent comme le meilleur de ces dix dernières années.

Moi, ce qui m'a plu dans cette exposition, en tant que petite fille, c'est qu'on se croirait dans un vrai coffre à jouets. Ce cinéaste-là a su garder son âme d'enfant ! Même si la teneur de certains dessins -ceux de Cocteau notamment- m'a un peu échappée... j'apprécie le goût de cet artiste pour les toiles éclatantes et pour les silhouettes de femmes hautes en couleur.
00:50 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.04.2006
Qui veut la peau de Totoro ? (2)
23:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
09.04.2006
A l'ombre des cerisiers en fleurs
Début avril, pendant une quinzaine de jours au Japon, on fête O hanami (de hana : fleur, et miru : voir), pour célébrer le passage de l'hiver au printemps. Les bulletins météo comportent non seulement les conditions climatiques, mais précisent aussi, jour après jour, l'apparition des sakura, les fleurs de cerisier, dont le front, le sakura zensen, remonte du sud au nord du pays.

En France aussi les cerisiers fleurissent en avril. Nous avons profité de la journée ensoleillée d'hier pour nous rendre au Parc de Sceaux, où ces arbres ont belle réputation. Sans doute un peu trop tôt dans la saison : seuls quelques cerisiers ont déjà des fleurs et encore sont-elles toutes petites. Riquiqui... enfin, ça dépend pour qui.
09:00 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.04.2006
Merdre alors, Lilika a botté le cul du Père Ubu !

Merdre!
Oh! voilà du joli, Père Ubu, vous estes un fort grand voyou.
Que ne vous assom'je, Lilika!
Ce n'est pas moi, Père Ubu, c'est un autre qu'il faudrait assassiner.
De par ma chandelle verte, je ne comprends pas.
Comment, Père Ubu, vous estes content de votre sort?
De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content. On le serait à moins: capitaine de dragons, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l'ordre de l'Aigle Rouge de Pologne et ancien roi d'Aragon, que voulez-vous de mieux?
Comment! Après avoir été roi d'Aragon vous vous contentez de mener aux revues une cinquantaine d'estafiers armés de coupe-choux, quand vous pourriez faire succéder sur votre fiole la couronne de Pologne à celle d'Aragon?
Ah! Lilika, je ne comprends rien de ce que tu dis.
Tu es si bête!
De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant; et même en admettant qu'il meure, n'a-t-il pas des légions d'enfants?
Qui t'empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place?
Ah! Lilika, vous me faites injure et vous allez passer tout à l'heure par la casserole.
Eh! pauvre malheureux, si je passais par la casserole, qui te raccommoderait tes fonds de culotte?
Eh vraiment! et puis après? N'ai-je pas un cul comme les autres?
A ta place, ce cul, je voudrais l'installer sur un trône. Tu pourrais augmenter indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l'andouille et rouler carrosse par les rues.
Si j'étais roi, je me ferais construire une grande capeline comme celle que j'avais en Aragon et que ces gredins d'Espagnols m'ont impudemment volée.
Tu pourrais aussi te procurer un parapluie et un grand caban qui te tomberait sur les talons.
Ah! je cède à la tentation. Bougre de merdre, merdre de bougre, si jamais je le rencontre au coin d'un bois, il passera un mauvais quart d'heure.
Ah! bien, Père Ubu, te voilà devenu un véritable homme.
Oh non! moi, capitaine de dragons, massacrer le roi de Pologne! plutôt mourir!
Oh! merdre! (Haut.) Ainsi, tu vas rester gueux comme un rat, Père Ubu?
Ventrebleu, de par ma chandelle verte, j'aime mieux être gueux comme un maigre et brave rat que riche comme un méchant et gras chat.
Et la capeline? et le parapluie? et le grand caban?
Eh bien, après, Lilika ?
Vrout, merdre, il a été dur à la détente, mais vrout, merdre, je crois pourtant l'avoir ébranlé. Grâce à Dieu et à moi-même, peut-être dans huit jours serai-je reine de Pologne.
22:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2006
On ne s'est pas défilés (2)

01:50 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2006
On ne s'est pas défilés
Lilika est coquette, c'est un fait, mais c'est en plus une passionaria de mode.

Rien d'étonnant : un mois avant sa naissance, Jean-Charles de Castelbajac lui dédiait déjà ce dessin représentant un angelot, "afin qu'elle naisse sous les meilleurs auspices, celles de l'amour, de la chance et de la créativité".
Quelques semaines plus tard, elle sort habillée en Kenzo. Bien qu'elle ne tienne pas vraiment debout toute seule, Lilika porte déjà cet ensemble avec un sens du déhanchement d'une élégance folle.
Décision fut prise ce matin d'aller au musée Galliera, dont l'exposition Showtime, sur le thème du défilé de mode, se déroule dans un espace restreint, mais démultiplié par les jeux d'ombres, les miroirs et les glaces sans tain. Le visiteur a ainsi l'impression troublante de lui-même défiler.
Parmi les robes présentées, celles de John Galliano ou de Yohji Yamamoto n'ont fait que peu d'effet sur Lilika. Celles de Christian Lacroix, parce qu'elles sont plus colorées, ont eu ses faveurs. Mais ce qui a surpris le plus cette petite fille, c'est de voir qu'il existe des poupées bien plus grandes que celles qu'elle connaissait. On les appelle des top-models.
22:25 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.03.2006
Joli mois de mars
Photo prise par un lecteur de 20minutes le 14 mars devant la Sorbonne.

En mars 2006, Lilika a trois mois. En mai 68, j'avais trois ans.
Comme on disait alors, "les libertés ne se donnent pas, elles se prennent".
Celles d'écrire ce qu'on veut et d'en sourire tiennent toujours.
01:55 Publié dans Evènement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.03.2006
Des bulles dans le bocal
Bien sûr, Lilika est trop petite pour s'y intéresser, mais avant qu'elle ne me pose la question : ça existe toujours, Pif gadget ? Et si oui, ils offrent toujours les mêmes gadgets ?...

C'est Héros, la géniale bédé de Flix qui m'y fait penser. Plus précisément cette case faisant référence aux oeufs préhistoriques d'artemia salinas.
Et le gamin, là, à droite, vous savez qui c'est ?
-Ben moi, et vous aussi peut-être... en 1973 pour ce qui me concerne.
18:15 Publié dans Bédé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.03.2006
Qui veut la peau de Totoro ?
Un mercredi à marquer d'une pierre blanche : ce matin, pour la première fois, Lilika s'est saisie d'un objet à pleine main pour le secouer en tous sens. Le hasard a voulu qu'il s'agisse du pauvre "Chu" Totoro...


Et pendant ce temps là, que faisait donc le comité de protection des totoros ?
22:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.03.2006
Camille Claudel fait bande à part
Visite éclair hier de l'exposition que consacre, jusqu'à fin mars, le Musée Marmottan à Camille Claudel, sculptrice sensible s'il en est et accessoirement élève, modèle, puis amante d'Auguste Rodin. Puis séparée du maître, d'où cette sculpture, L'Abandon, déclinée à l'infini dès l'aube du 20è siècle, avant que la folie ne guette... "Non Lilika-chan, ne t'inquiète pas, ton père n'est pas prèt d'abandonner sa muse comme ça, non jamais"...

Et voici qu'un surveillant un peu plus scrupuleux que la moyenne, nous voyant immortaliser la scène, se met à glapir : "Hep, là, Monsieur ! pas de photo, c'est interdit !" Tous les regards convergent vers nous et nous voilà pratiquement contraints de finir notre visite en 9 minutes 43, comme Anna Karina, Claude Brasseur et Sami Frey au Louvre dans Bande à part, de Godard. Sans réellement avoir besoin de courir, heureusement, car le musée est tout petit, mais en retrouvant quand-même avec joie la lumière du jour et en savourant ensemble le fruit de notre premier délit.
22:30 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17.03.2006
La toile enchantée
Avant-hier, je tombe sur le mail d'une amie m'invitant à vérifier que "tout est écrit" et que "c'est magique". Bon, me dis-je, allons z'y voir... et comme il s'agit de magie, emmenons z'y Lilika.

Et là, c'est l'enchantement : un clic sur ce lien et un lapin en peluche apparaît à l'écran ! Même tout petit, pour Lilika, ça vaut tous les trésors du monde. Ceux qui ne manqueront pas d'apparaître plus tard, une fois le tour exécuté. Entre temps, cette petite aura un peu décroché, faute de savoir compter, quand bien même elle aurait déjà pris conscience de l'existence de ses dix doigts...
En tous cas, bravo à Julien Labigne, Sébastien Mossière et Jean-Luc Bertrand, les auteurs de ce délicieux tour de passe passe, dont on apprend très discrètrement, en cliquant dans un coin de l'écran, qu'il leur sert de teaser promotionnel pour leur show "Magicien(s) tout est écrit", mis en scène par Arthur Jugnot au théâtre du Splendid.
14:10 Publié dans Magie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2006
La culture par les racines
A tous ceux qui ont la gentillesse de s'arrêter ici sans me connaître ou qui n'ont jamais vu Lilika qu'en photo sur ce blog, je tiens à préciser que si nous évoquons souvent la culture japonaise dans ces pages, ce n'est pas un choix dicté par un quelconque penchant monomaniaque, mais simplement parce que la mère de Lilika étant japonaise, cette petite fille l'est aussi à moitié.

11:00 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.03.2006
J'ai voisiné avec Totoro

Mon père a tenu parole. Jeudi matin, au festival Deauville-Asia, on s'est levé tôt pour la projection de Mon Voisin Totoro. J'étais entourée de centaines d'enfants, bien plus grands que moi. Devant, une fille blonde n'arrêtait pas de se retourner. A sa copine, elle a dit qu'elle me trouvait "riquiqui". Mon père a rectifié : "Non, pas Rikiki : Lilika !"
Il était fier de me porter sur ses genoux, bien qu'il ait passé une partie de la projection sur les siens, de genoux, à ramasser ma tétine qui tombait souvent par terre.
J'ai voisiné avec Totoro et ça m'a plu. Au moins au début, parce qu'une fois que cet animal est apparu dans la forêt et que les enfants ont beaucoup ri, je me suis un peu endormie...
Je retiendrai de Deauville que c'est une ville très chic avec des salles de bain en marbre dans les hôtels.
Il y a la mer, un peu froide. Des drapeaux français et japonais. Et des acteurs américains qui ont leur nom gravés sur des planches. Certains y chantent un air bizarre : "Chabada bada..."

Je suis contente : Shinobu Terajima, l'actrice de Vibrator et de It's only talk, deux films que mon père aime beaucoup, m'a trouvée "kawaii", ce qui signifie "mimi" en japonais.
Le réalisateur de ces films, Ryuichi Hiroki, me carressait tout le temps la tête en disant que je ressemble beaucoup à mon père. Ah bon ?
23:50 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.03.2006
Toutes les filles aiment les poupées
Le 3 mars au Japon, on fête Hina matsuri, dont l'origine remonte à l'ère Heian, au 9è siècle. On offrait ce jour-là des poupées aux princesses de la cour, dans le but de les protéger des maladies et des mauvais sorts.
Cette coutume s'est ensuite généralisée à toutes les petites filles qui exposent, chaque 3 mars, leurs poupées sur un présentoir en forme d'estrade à plusieurs niveaux.

Ces poupées, transmises de génération en génération, représentent traditionnellement les membres de la cour impériale. Ou seulement l'impératrice et l'empereur. On peut aussi ajouter une branche de pêcher en fleur (momo no sekku), qui annonce le printemps.
Les petites filles invitent ensuite leurs amies à venir admirer leurs poupées et manger de petits gateaux de riz accompagnés de thé ou de saké sucré.

Sa première fête de Hina matsuri, Lilika l'a passée vendredi soir chez sa marraine, qui lui a offert sa première poupée "corolle" et dont la collection de "blythes" l'a fortement impressionnée. Elle semblait fascinée par les grands yeux de ces poupées qui ont le pouvoir de changer de couleur selon l'humeur...
12:40 Publié dans Fête | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.02.2006
Des pommes ou des poires ?


13:30 Publié dans Expo | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.02.2006
C'est donc ça, grandir...
Une petite parenthèse pour présenter ici un dessinateur de mes amis qui a vraiment beaucoup de talent.
La preuve avec cette planche extraite de son blog à lui http://vergalant.canalblog.com/
et que je suis pas peu fier de rapporter sur mon blog à moi.

18:00 Publié dans Bédé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.02.2006
Son futur voisin Totoro

http://www.deauvilleasia.com/
Or il se trouve que j’y serai. Et Lilika aussi. Depuis que des amis lui ont rapporté des
totoros en peluche du Japon, elle rêve de découvrir les vrais : "O-Totoro" (gros totoro), "Chu-Totoro" (totoro moyen) et "Chibi-Totoro" (petit totoro), créatures merveilleuses qui n’apparaissent qu’aux petites filles, la nuit dans la forêt...
Ce sera son tout premier film au cinéma.
A condition qu’on la laisse entrer dans la salle.
Une séance pour enfants, peut-on y assister quand on n’a que… trois mois ? Et pourquoi pas !
21:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.02.2006
Kafka sur le rivage et Lilika dans les yeux
"Magique, onirique, exotique, hypnotique", les adjectifs en "ique" ne manquent pas pour caractériser le nouveau roman du japonais Haruki Murakami. Pas même un bon titre : Kafka sur le rivage... Le "hic", c'est que la journée est à la fois élastique et hyper-chargée : suivre d'un oeil l'actualité culturelle du jour, de l'autre le bouclage des pages de l'édition du lendemain, du troisième la croissance prodigieuse d'un petit bébé d'à peine deux mois… Pas facile de trouver le temps d'engloutir les 620 pages d'un roman fleuve comme celui-là.
D'où l'idée de profiter au moins du dîner de Lilika pour avancer un peu. Le bébé bien calé sur les genoux (vive le coussin d'alaitement !), le biberon dans une main et le livre dans l'autre, je découvre médusé, les prémices de ce roman qui entremêlent les voix : celle d'un jeune fugueur, le fameux Kafka du titre, et celle d'un vieil homme, Nakata, qui a le don de parler aux chats et de faire tomber des pluies de poissons du ciel.
Lilika se contorsionne, couine et me sort de ma rêverie. Son regard, noir est éloquent : "Hé, Papa, semble-t-elle me dire, faut être sérieux : soit tu lis, soit tu me donne le biberon. Regarde les poissons tomber du ciel si tu veux, mais n'oublie pas de me regarder aussi quand tu t'occupes de moi."
J'ai refermé le livre de Murakami et ne l'ai pas rouvert depuis. Je reste sur le rivage à contempler le visage de Lilika.
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